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	<title>alt. Le magazine de toutes les créations contemporaines // culture, lifestyle, fashion &#38; design</title>
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		<title>GHETTO BEATS : NEW GIRLS ON THE BLOCK</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 12:00:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
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		<category><![CDATA[GROS PLAN]]></category>

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		<description><![CDATA[Issues des quartiers populaires de New York, Baltimore, et Los Angeles, Maluca, Rye Rye et les Pink Dollaz sont les nouvelles tigresses de la club culture américaine. Adulées par les médias comme le public, ces jeunes et talentueuses héritières de M.I.A. subjuguent les dancefloors de leur flow cosmopolite. Revue de détail… Née dans le Bronx, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=1744&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Issues des quartiers populaires de New York, Baltimore, et Los Angeles, Maluca, Rye Rye et les Pink Dollaz sont les nouvelles tigresses de la club culture américaine. Adulées par les médias comme le public, ces jeunes et talentueuses héritières de M.I.A. subjuguent les dancefloors de leur flow cosmopolite. Revue de détail…</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-1744"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Née dans le Bronx, et élevée à Manhattan par des parents venus de République Dominicaine, Maluca est la nouvelle égérie de Mad Decent, le fameux label du DJ/producteur Diplo. Imprégnée depuis sa plus tendre enfance d’influences musicales diverses au possible (de Nina Simone à ESG, en passant par Gil Scott Heron et le Wu-Tang Clan), cette tête brûlée à la forte personnalité écume dès l’adolescence les différents clubs underground de la Grosse Pomme, afin d’élaborer son propre cocktail musical, un savant mélange de merengue, salsa, cumbia, house, disco, hip-hop et freestyle. Véritable bête de scène au charisme ravageur, Maluca est rapidement repérée par le précité Diplo qui produit son premier single, El Tigeraso, variante électronique du mambo violento de République Dominicaine qu’elle embrase d’un flow sensuel et moqueur. Déjà remixée par des pointures comme Feadz, Gant-Man et Sticky K, elle collabore également depuis peu avec le duo tropical de Los Angeles Nguzunguzu sur la production de son premier album, dont la sortie est prévue courant 2010.</p>
<p align="JUSTIFY">Âgée de 19 ans à peine, la sémillante Rye Rye est un pur produit de la culture ghetto des « projects » de Chapel Hill, Baltimore. Élevée aux rythmiques frénétiques et aux basses bondissantes de la club music locale, elle passe une bonne partie de sa préadolescence à danser et rapper devant les platines des héros du genre, DJs Technics et K-Swift. C’est pourtant aux côtés d’un autre producteur local, le surdoué Blaqstarr qu’elle va balancer ses premières rimes. En 2006, âgée d’à peine 16 ans, elle enregistre avec lui le tube Shake It To The Ground, qui connaît un succès exceptionnel. Diffusé dans tous les Etats-Unis mais aussi en Europe et au Japon, ce morceau apporte un éclairage international à un style musical encore confidentiel, et fait littéralement décoller la carrière à peine entamée de Rye Rye. Prise sous son aile par M.I.A. qui fait d’elle la première signature de son nouveau label N.E.E.T, la jeune MC accompagne la star sur plusieurs dates de sa tournée américaine, et collabore avec la dream team de l’électro actuelle (Diplo, The Count and Sinden, Cobra Krames…) sur différents EPs. En attendant la sortie imminente de son premier album Go! Pop! Bang!, elle a sorti l’été dernier un premier single en son nom propre, l’explosif Bang !, produit par le toujours aussi inspiré Blaqstarr. À ce stade, dire que l’avenir lui appartient relève de l’euphémisme…</p>
<p align="JUSTIFY">Depuis un an à peine, les quartiers de Los Angeles vibrent aux sonorités synthétiques et ultra-minimalistes du Jerkin’, un nouveau courant musical local dérivé du hip-hop, caractérisé par des infrabasses surpuissantes et des rythmiques réduites à l’essentiel. Fers de lance de ce mouvement en pleine expansion, les Pink Dollaz, originaires du quartier d’Inglewood, sont un groupe de cinq filles encore mineures, mais dont la salacité des lyrics n’a rien à envier aux plus hardcore des gangsta-rappeurs. En l’espace de trois tubes (Don’t Need No, I’m Tasty, et Never Hungry, tous produits par le jeune prodige de 17 ans JHawk), Nilla, Reese, C.C., Mocha, et Cammy B. ont imposé leur frime insolente et leurs propos classés X auprès de la majorité des adolescents de la Cité des Anges, qui guettent chacune de leurs apparitions comme le messie. Accueillies avec enthousiasme par les médias les plus en vue du pays, et fortes de plusieurs millions de fans sur Myspace, les Pink Dollaz ne sont encore signées sur aucun label, mais il y a fort à parier que cela ne saurait durer…</p>
<p align="JUSTIFY">MALUCA : <a title="MALUCA" href="http://www.myspace.com/malucamala" target="_blank">www.myspace.com/malucamala</a> - Maluca « El Tigeraso EP » (Mad Decent)</p>
<p align="JUSTIFY">Rye Rye : <a title="RYE RYE" href="http:// www.myspace.com/tharealryerye" target="_blank"> www.myspace.com/tharealryerye </a>- Rye Rye « Bang ! » (N.E.E.T)</p>
<p align="JUSTIFY">Pink Dollaz : <a title="PINK DOLLAZ" href="http://www.myspace.com/wh0sbad" target="_blank">www.myspace.com/wh0sbad</a></p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/gros-plan/'>GROS PLAN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/musique/'>MUSIQUE</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/1744/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/1744/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/1744/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/1744/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/1744/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/1744/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/1744/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/1744/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/1744/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/1744/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/1744/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/1744/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/1744/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/1744/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=1744&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>ESPACE CULTUREL LOUIS VUITTON : TERRITOIRES DE CREATION CONTEMPORAINE</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 12:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Beaux-livres]]></category>
		<category><![CDATA[LIVRES]]></category>

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		<description><![CDATA[Perte de sens et nouveaux horizons À travers quinze expositions et plus de cent cinquante artistes présentés en cinq ans, l&#8217;anthologie Territoires de Création Contemporaine rend hommage à l&#8217;Espace Culturel Louis Vuitton, galerie d&#8217;art contemporain atypique située au septième étage du sublime flagship de la marque. Véritable enjeu stratégique du groupe LVMH, à la fois [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=1742&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><strong>Perte de sens et nouveaux horizons</strong></p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>À travers quinze expositions et plus de cent cinquante artistes présentés en cinq ans, l&#8217;anthologie Territoires de Création Contemporaine rend hommage à l&#8217;Espace Culturel Louis Vuitton, galerie d&#8217;art contemporain atypique située au septième étage du sublime flagship de la marque.</strong></em><span id="more-1742"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Véritable enjeu stratégique du groupe LVMH, à la fois mécène de grandes expositions (Picasso et les maîtres, Le Grand Monde d&#8217;Andy Warhol) et d&#8217;artistes (comme Takashi Murakami ou Stephen Sprouse), l&#8217;art contemporain a été pensé au cœur du vaisseau amiral de Louis Vuitton, conçu il y a cinq ans, sur les Champs-Elysées par Peter Marino et Eric Carlson. Passées les différentes œuvres contemporaines du rez-de-chaussée (un écran lumineux signé James Turrell, une photo panoramique de Jean Larivière, photographe attitré des campagnes publicitaires de la marque depuis vingt ans, ou une vidéo du Turc Haluk Akakçe), c&#8217;est par l&#8217;obscurité totale de l&#8217;ascenseur d&#8217;Olafur Eliasson que l&#8217;on accède au dernier étage de l&#8217;immeuble pour découvrir l&#8217;Espace, son dédale de corridors sinueux et ses salles à géométrie variable, entièrement transformées à chaque exposition. À l&#8217;occasion du cinquième anniversaire de la création de ce lieu d&#8217;exposition unique et gratuit, les éditions Actes Sud reviennent en détails sur les expositions collectives d&#8217;artistes majeurs (parmi lesquels Subodh Gupta, Zaha Hadid ou Jenny Holzer) mais aussi de jeunes talents émergents venus de Corée, d&#8217;Inde, d&#8217;Indonésie ou du Chili, la vraie vocation de l&#8217;Espace fidèle au thème du voyage lointain, cher à la marque. Le tout accompagné de critiques et réflexions des commissaires de ces expositions (le galeriste Yvon Lambert ou le directeur du Centre Pompidou-Metz, Laurent Lebon) ainsi qu’une “fiction critique“ signée de notre collègue Fabrice Bousteau, rédacteur en chef de Beaux-Arts magazine.</p>
<p align="JUSTIFY"><em>Espace Culturel Louis Vuitton : Territoires de création contemporaine</em>, ouvrage collectif (Actes Sud)</p>
<p align="JUSTIFY">Espace culturel Louis-Vuitton 60, rue de Bassano, Paris 8e. <a href="http://www.louisvuitton-espaceculturel.com/">www.louisvuitton-espaceculturel.com</a></p>
<p align="JUSTIFY">
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/livres/beaux-livres/'>Beaux-livres</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/livres/'>LIVRES</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/1742/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/1742/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/1742/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/1742/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/1742/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/1742/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/1742/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/1742/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/1742/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/1742/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/1742/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/1742/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/1742/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/1742/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=1742&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>CHIPTUNE MUSIC &#8211; PIXEL ART &#8211; RETROGAMING : Génération 8-BIT</title>
		<link>http://magazinealt.wordpress.com/2012/01/20/chiptune-music-pixel-art-retrogaming-generation-8-bit-2/</link>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 12:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[GROS PLAN]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[8 bits]]></category>
		<category><![CDATA[électronique]]></category>
		<category><![CDATA[Chiptune]]></category>

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		<description><![CDATA[Ringardisées dès le milieu des années 90 par le développement de la 3D et l’arrivée de la Playstation, les premières générations de jeux vidéo n’en ont pas moins influencé toute une vague d’artistes, de graphistes et de musiciens, qui se sont emparés de leurs codes esthétiques puissants pour mieux les recycler dans leur travail. Des adeptes du retrogaming à la scène chiptune [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2149&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong><em><a href="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/06/leachloe_40fb2498c1_tn1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-257" title="leachloe_40fb2498c1_tn" src="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/06/leachloe_40fb2498c1_tn1.jpg" alt="" width="570" height="369" /></a>Ringardisées dès le milieu des années 90 par le développement de la 3D et l’arrivée de la Playstation, les premières générations de jeux vidéo n’en ont pas moins influencé toute une vague d’artistes, de graphistes et de musiciens, qui se sont emparés de leurs codes esthétiques puissants pour mieux les recycler dans leur travail. Des adeptes du retrogaming à la scène chiptune music, panorama des activistes de la culture 8-bit.</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Au regard des prouesses techniques et de la sophistication des jeux vidéos modernes, il semble a priori difficile de comprendre comment quelques agrégats de pixels à l’animation sommaire (les fameux “sprites“) s’agitant dans des décors simplistes en deux dimensions, ont pu avoir un tel impact sur l’inconscient collectif de plusieurs générations. Et pourtant… Par leur statut défricheur (tout restait à inventer&#8230;), leur dimension encore underground (nombre de pratiquants, médiatisation, et budgets de développement limités…), et surtout leur cadre de pratique radicalement différent (puisque avant d’envahir les foyers domestiques, elles restèrent longtemps l’apanage des seules salles d’arcade et bars de quartier), les premières vagues de jeux vidéo ont créé un véritable culte à leur égard. Il faut dire que les beat’em all, shoot’em up, et autres platform games de l’époque disposaient d’atouts intrinsèques non négligeables : simplicité d’accès, prise en main intuitive, moyens techniques limités boostant la créativité de leurs concepteurs. Au réalisme extrême et à la puissance d’immersion proposée par les jeux contemporains, les jeux vidéos oldschool opposaient surtout une puissance d’évocation inégalée, portée par une imagination sans crin, une esthétique extrêmement forte, et une absence totale d’obédience au politiquement correct. Autant de facteurs qui ont entraîné l’apparition, depuis une quinzaine d’années, d’une scène de joueurs entièrement dédiés à leur pratique : les retrogamers.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>INSERT COIN</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Rendu possible par le prix désormais dérisoire des jeux vidéos et anciennes consoles, et surtout par le développement de logiciels gratuits comme MAME (Multiple Arcade Machine Emulator), permettant d’émuler sur son ordinateur les consoles et bornes d’arcade de l’époque, le phénomène retrogaming est ainsi en pleine explosion. Regroupant sites spécialisés, salons et conventions, et même une maison d’édition française entièrement dédiée au sujet (Pix’n’Love, qui, au-delà d’éditer ou de traduire de nombreux ouvrages de référence sur le sujet, est également à l’origine d’une luxueuse revue périodique du même nom), cette pratique encore méconnue dépasse d’ailleurs souvent le simple cadre ludique. Collection d’affiches publicitaires et d’extraits des bandes-son, interviews d’acteurs historiques du jeu vidéo, reconstitution de bornes d’arcades d’époque… Les retrogamers effectuent pour les plus passionnés d’entre eux un véritable travail d’archivage patrimonial. Quelquesuns ont même réussi à transformer leur passion en gagne-pain comme les Parisiens de Neo-Legend, créateurs d’une boutique d’arcade destinée aux particuliers. Au programme, vente de jeux et de bornes vintage, importation de goodies collectors, location d’espace de jeu, organisation de soirées sur demande… De simples geeks officiant dans l’ombre, les retrogamers se sont avec les années transformés en véritable minorité visible, flirtant occasionnellement avec la hype. Rien à voir cependant avec l’ampleur prise par la lame de fond chiptune…</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>SYMPHONIE POUR GAMEBOY</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Nostalgiques des sonorités lo-fi synthétiques et stridentes des jeux vidéos de leur enfance, toute une gamme d’artistes musicaux s’est en effet réapproprié les sons vintage bas de gammes des consoles et ordinateurs des années 80 pour créer leurs propres compositions. Rassemblés sous l’intitulé chiptune ou 8-bit music, ces artistes musicaux d’un genre nouveau composent depuis plus d’une dizaine d’années des mélodies et rythmiques aussi simplistes qu’envoûtantes, les limites technologiques de leurs programmes les contraignant de fait à une créativité hors norme. Rassemblés sur le net au sein de communautés artistiques aux noms évocateurs (MicroMusic, 8-Bit Peoples, 8-Bit Collective, 8-Bit Operators…) et aux frontières souvent solubles (les collaborations entre les uns et les autres étant monnaie courante), les musiciens de la scène chiptune officient pour la plupart dans un anonymat presque total, et mettent le plus souvent leurs compositions en libre téléchargement. Bousculant les registres musicaux sans souci des convenances, ils enchaînent compositions électro, synthpop, breakbeat, electronica, hip-hop, noise, punk, disco, breakcore et new wave avec une belle frénésie, sans oublier de maltraiter à leur sauce low-tech les classiques de The Cure, New Order, Kraftwerk, The Stooges, Samantha Fox, ou encore Iron Maiden, pour un résultat souvent fracassant.</p>
<p style="text-align:justify;">Damien Grimbert</p>
<div>
<p style="text-align:justify;"><strong>LES CINQ MEILLEURES VIDÉOS DE PIXEL ART</strong></p>
<div>
<p style="text-align:justify;"><strong>PIXELS </strong>- Patrick Jean</p>
<p style="text-align:justify;">Une armée de créatures pixellisées envahit la ville de New York. Un court-métrage ouvertement poétique, à la maîtrise technique franchement bluffante.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/xcv6dv_pixels-by-patrick-jean_creation" target="_blank"><object width="425" height="334"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xcv6dv"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><param name="wmode" value="opaque"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xcv6dv" width="425" height="334" allowfullscreen="true" wmode="opaque"></embed></object></a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>8-Bit Trip</strong> - Rymdreglage</p>
<p style="text-align:justify;">Chapeau bas aux Suédois de Rymdreglage, pour avoir reconstitué en logo tout l’univers des jeux vidéos old-school. 1500 heures de travail nécessaires !</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Pirate Baby’s Cabana Battle Street Fight</strong> - Paul Robertson (2006)</p>
<p style="text-align:justify;">Ultra-violente, l’épique vidéo du génie subversif du Pixel Art Paul Robertson n’a pas pris une ride en 4 ans. Pour les âmes sensibles, privilégiez son vidéoclip très kawaï pour Architecture in Helsinki, Do The Whirlwind.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/x54my_paul-robertson-pirate-baby-s-cabana_music%20%20www.youtube.com/watch?v=9MJYsvg7zMM" target="_blank">www.dailymotion.com/video/x54my_paul-robertson-pirate-baby-s-cabana_music</a></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.dailymotion.com/video/x54my_paul-robertson-pirate-baby-s-cabana_music%20%20www.youtube.com/watch?v=9MJYsvg7zMM">www.youtube.com/watch?v=9MJYsvg7zMM</a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Trucker’s Delight</strong> - Flairs / Jérémie Périn</p>
<p style="text-align:justify;">La classe totale ! Ce vidéoclip de Jérémie Périn cristallise à la perfection tous les gimmicks des jeux d’arcade des années 90, en y rajoutant une bonne dose de sexe, de gore et de scatologie… Un futur classique.</p>
<p style="text-align:justify;"><object width="425" height="334"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/xb6m1d"></param><param name="allowfullscreen" value="true"></param><param name="wmode" value="opaque"></param><embed src="http://www.dailymotion.com/swf/xb6m1d" width="425" height="334" allowfullscreen="true" wmode="opaque"></embed></object></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Pixel, a Pixel Art Documentary</strong> - Simon Cottee</p>
<p style="text-align:justify;">Tout savoir sur le Pixel Art, ses origines, son impact, ses tenants et ses aboutissants en 11 minutes chrono. Un mini documentaire passionnant.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=7mqAZ06dwku" target="_blank">www.youtube.com/watch?v=7mqAZ06dwku</a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><a href="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/06/rescue_newmen11.jpg"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-262" title="Rescue_NewMen" src="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/06/rescue_newmen11.jpg?w=100" alt="" width="100" height="150" /></a>PLAYLIST DJ RESCUE</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong></strong>1/ DAT Politics &#8211; Sous Hit &#8211; TIGERBEAT 6</p>
<div style="text-align:justify;">
<p><em>«Une influence majeure pour moi ! Un album entre les expérimentations click’n’cuts du départ et les bombes électro pop des derniers opus»</em></p>
<p>2/ FELIX KUBIN &#8211; Jetlag Disco &#8211; A-MUSI K</p>
<p><em>«Le maître de tout un pan de la scène 8-bit. Cet EP est un parfait mélange de son savoir-faire : sublimes mélodies mélancoliques et gimmicks imparables»</em></p>
<p>3/ PUYO PUYO &#8211; The Love and Furry EP &#8211; EGO TWISTER</p>
<p><em>«Il fait quasi office de vétéran du 8-bit en France. Un disque sorti sur EgoTwister (LE label français de référence) truffé de petites perles électro pop catchy à souhait»</em></p>
<p>4/ ECHOKRANK &#8211; s/t &#8211; KLANGKRIEG</p>
<p><em>«Un excellent album électro lo-fi noisy composé de titres crades et ludiques, qui sentent bon la sueur de l’underground »</em></p>
<p>5/ GAMEBOYZZ ORCHESTRA &#8211; Mcrobe &#8211; MIK.MUSIK!</p>
<p><em>«Plus punk que les punks de Teamtendo, Gameboyzz Orchestra mélange 8-bit, techno et noise sans vergogne, pour un résultat qui décoiffe ! »</em></p>
<p>6/ V.L.A.D. &#8211; Calculette &#8211; WARP</p>
<p><em>«Une mélodie qu’on entend une fois et qu’on n’oublie pas extraite du EP Motion Institute du premier Français signé chez Warp»</em></p>
<p>7/ TRACKY BIRT HDAY feat. DRAGAN &#8211; Websiiite - UPITUP</p>
<p><em>«L’un des meilleurs tracks électro rap 8-bit jamais entendu extrait de l’excellente compile en téléchargement gratuit Greatest It»</em></p>
<p>8/ TODOSANTOS &#8211; Acid Girlzzz EP &#8211; FLAMIN’ HOTZ</p>
<p>«<em>Un mélange réussi de ghetto music, d’acid techno et de 8-bit par une bande d’hurluberlus sortis de nulle part</em>»</p>
</div>
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<p style="text-align:justify;"><strong>EN SAVOIR PLUS :</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>LIVRES</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>// JAPAN ARCADE MANIA</strong><br />
Quasiment portées disparues sur le reste de la surface du globe, les salles d’arcade ont acquis au Japon le statut de véritables lieux de culte, accueillant les gamers pèlerins dans des gigantesques “game centers“ de 8 étages ou plus, ouverts du petit matin jusqu’à tard le soir. Au programme, néons, décibels, et volutes de tabac&#8230; C’est à cet univers de passionnés interlopes, privilégiant les montées d’adrénaline en public au confort domestique, que s’est intéressé le blogger/journaliste basé à Osaka Brian Ashcraft, dans <em>Japan Arcade Mania</em>, petite perle de bouquin superbement iconographié et intelligemment construit. Rassemblant photos, rappels historiques, interviews de gamers, encadrés spécifiques et anecdotes diverses, le livre recense par chapitre l’intégralité des styles de bornes disponibles (grues mécaniques, sticker-pictures, rythm games, shoot’em up, beat’em all, patchinko…), dressant au final un panorama ultra-complet de cet univers hors norme.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.editionspixnlove.fr/" target="_blank">www.editionspixnlove.fr</a></p>
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<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/gros-plan/'>GROS PLAN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/musique/'>MUSIQUE</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2149/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2149/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2149/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2149/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2149/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2149/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2149/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2149/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2149/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2149/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2149/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2149/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2149/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2149/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2149&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>GHETTO BEATS : Les nouvelles musiques urbaines</title>
		<link>http://magazinealt.wordpress.com/2012/01/20/ghetto-beats-les-nouvelles-musiques-urbaines-2/</link>
		<comments>http://magazinealt.wordpress.com/2012/01/20/ghetto-beats-les-nouvelles-musiques-urbaines-2/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 12:00:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[GROS PLAN]]></category>
		<category><![CDATA[MUSIQUE]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans les bas-quartiers des grandes villes du monde entier, de nouvelles musiques urbaines ont fait leur apparition. Crues et brut de décoffrage, elles constituent les passionnants reflets d’un monde en mutation. Panorama. Des “projects“ de Baltimore aux clubs de strip-tease d’Atlanta, des favelas de Rio aux townships de Pretoria, le schéma est immuable : basses lourdes, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2150&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><em><strong><a href=""><img class="aligncenter size-large wp-image-1601" title="GHETTO" src="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/06/GHETTO-1024x682.jpg" alt="" width="1024" height="682" /></a>Dans les bas-quartiers des grandes villes du monde entier, de nouvelles musiques urbaines ont fait leur apparition. Crues et brut de décoffrage, elles constituent les passionnants reflets d’un monde en mutation. Panorama.</strong></em></p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-2150"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Des “projects“ de Baltimore aux clubs de strip-tease d’Atlanta, des favelas de Rio aux townships de Pretoria, le schéma est immuable : basses lourdes, rythmiques puissantes, sons synthétiques et lyrics salaces s’échappent de haut-parleurs usagés, hymnes énergiques et décharnés de quartiers en déréliction où la fête, le sexe et la danse constituent autant d’échappatoires au quotidien. Aucune prétention « artistique » derrière tout ça. Produits à la chaîne avec des moyens dérisoires, copiés « à l’arrache » sur le premier CD venu, les ghetto beats ne sont pas créés pour durer, encore moins pour rester dans l’histoire. Et paradoxalement, c’est ce qui fait tout leur intérêt : énergie, spontanéité, fraîcheur, et intensité remplacent ici plans marketing, ambitions avant-gardistes et sophistication musicale. Développés dans l’ombre, ignorés ou méprisés par les classes moyennes et supérieures qui les considèrent (à juste titre) comme de la « musique de pauvres », ils sont les étendards d’un mode de vie où la flambe constitue l’ultime rempart contre la misère, les mauvaises herbes de l’industrie musicale, poussant là ou rien d’autre ne poussera jamais. Enfants bâtards de la globalisation culturelle, samplant abusivement les tubes du Top 50 mondial pour mieux les adapter à leur environnement, les ghettos beats n’en sont pas moins farouchement localisés : à chaque grande ville son style spécifique, ses artistes attribués (DJs, producteurs, rappeurs, chanteurs, danseurs…), ses mouvements de danse spécifique, ses modes vestimentaires. Revue de détail d’une constellation musicale en constante évolution.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Au commencement était la basse</strong></p>
<p style="text-align:justify;">C’est à Miami, en Floride, au milieu des années 80 que naît la matrice de tous les ghettos beats : la Miami Bass. Lyrics classés X, rythmiques dépouillées, rapides et saccadées, et infrabasses démesurées, la Miami Bass est un style de hip-hop dévoué à un seul et unique objectif : faire danser les filles, voire traduit plus crûment, faire bouger les culs. « Shake that ass, bitch ! » comme le chantent les héros du genre, les rappeurs du collectif 2 Live Crew. En l’espace d’une poignée d’années, le genre explose à travers tout le pays, et crée rapidement des émules dans les villes les plus sinistrées des Etats-Unis. Ghetto Tech à Detroit, Ghetto House à Chicago, Baltimore Club à… Baltimore, Go-Go Music à Washington, Screw’n’Chop à Houston, Nola Bounce à la Nouvelle-Orléans… La liste est interminable et s’allonge sans cesse, de nouveaux venus faisant en permanence leur apparition : Hyphy dans la Bay Area de San Francisco, Crunk, Trap-rap et Snap Music à Atlanta, Juke House à Chicago, Jerkin’ à Los Angeles… À chaque scène ses signes distinctifs, ses codes sociaux et musicaux, tous intimement liés à l’histoire de la ville dans laquelle elle se développe. De la musique régionale au sens le plus concret du terme, même si elle est rarement mise en avant en tant que telle par les offices de tourisme…</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Invasion globale</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Aussi accentuée soit-elle aux Etats-Unis, cette réappropriation « micro-géographique » des musiques urbaines dansantes est portant loin de s’y cantonner, et c’est d’ailleurs ce qui fait tout l’intérêt du phénomène. Nées de l’expatriation du rap et des musiques électroniques, de nouvelles niches musicales se sont ainsi créées dans les quartiers défavorisés des villes du monde entier. Capitale mondiale de la dance music, Londres a vu émerger au début des années 2000 la scène Grime portée par Dizzee Rascal et consorts, tandis que sa communauté indo-pakistanaise vibre depuis longtemps déjà au son du Bhangra. En Angleterre toujours, mais plus au Nord, à Sheffield et Leeds c’est la Bassline House qui fait l’unanimité dans les clubs des quartiers populaires. Particulièrement prolifiques, les Caraïbes ont également enfanté un nombre insensé de styles musicaux : Dancehall en Jamaïque, Reggaeton à Puerto Rico, Soca à Trinidad, Mambo Violento en République Dominicaine, Bubbling dans les Antilles Hollandaises… Plus au Sud, au Brésil, les favelas de Rio vibrent au rythme trépidant de la Baile Funk tandis que de la Colombie à l’Argentine, c’est la Cumbia qui a le vent en poupe. Et l’Afrique n’est pas en reste ! Coupé-décalé synthétique en Côte d’Ivoire, Kuduro en Angola, Kwaito et Pitori House en Afrique du Sud, Funana au Cap-Vert… Un véritable déferlement de rythmes et de sonorités nouvelles a submergé le continent.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Effet jokari</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Au-delà des innombrables pas de danses et chorégraphies, souvent spectaculaires, qui les accompagnent, des folklores locaux et anecdotes historiques, une des caractéristiques les plus marquantes des ghettos beats reste leur capacité incroyable à assimiler les influences musicales les plus disparates. Un morceau de Baile Funk construit autour d’un riff de guitare des Clash, une version Baltimore du <em>Sweet Dreams</em> d’Eurythmics, un sample de Timbaland greffé sur une rythmique Kuduro, tout, absolument tout est possible dans ces univers musicaux hors des circuits officiels, la conception « sauvage » des morceaux empêchant évidemment tout contrôle sur les droits d’auteur. Cet irrespect le plus total pour les normes habituellement en cours dans l’industrie musicale, voire dans la création artistique en général, cette capacité à recycler la culture pop internationale selon des critères purement locaux, est sans doute ce qui a permis aux ghetto beats de se propager hors de leur carcan géographique initial. Séduits par leur caractère non formaté, quelques DJs et artistes aventureux et ouverts d’esprit commencent ainsi à intégrer ces musiques dans leurs sets et créations au début des années 2000. Parmi, ces pionniers, les Américains Diplo et Disco D., la Sri-Lankaise M.I.A., les Portugais Buraka Som Sistema, les Anglais Switch et Sinden, le duo franco-suédois Radioclit&#8230; Une véritable « nouvelle école », passionnée plus qu’opportuniste, malgré les inévitables accusations de néo-colonialisme culturel qu’elle n’a pas manqué d’engendrer. Force est de reconnaître pourtant que l’implication de ces artistes, associée au décloisonnement musical de la génération internet, a permis aux ghetto beats de bénéficier d’une exposition à laquelle ces derniers n’auraient jamais pu prétendre autrement. Mieux, en récupérant ces influences dans leur musique, pour les transformer en quelque chose d’encore différent, ils ont à leur tour inspiré tout un nouveau panel d’artistes occidentaux (dont la nouvelle scène électro « tropicale », très prisée chez les clubbers actuellement), poussant encore un cran plus loin le concept de globalisation musicale. Pas sûr que ça ait changé grand-chose au statut social de ceux qui ont crée ces musiques en premier lieu, reste que par ce biais, ces artisans de l’ombre ont pu (partiellement) sortir de l’anonymat. C’est toujours ça de pris…</p>
<p style="text-align:justify;">Damien Grimbert</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Discographie sélective</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pas toujours évident de s’y retrouver dans la galaxie ghetto beats, encore peu commercialisée à large échelle. Voici néanmoins quelques pistes :</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Miami Bass </strong>: DJ Craze – <em>Bass Session</em> (Disque Primeur)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Ghetto House </strong>: DJ Funk – <em>Booty House Anthems</em> (Warlock)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Baltimore Club </strong>: K Swift – <em>Greatest Hits</em> (Unruly)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Crunk</strong> : Crime Mob – <em>Crime Mob</em> (Warner)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Screw’n’Chop</strong> : DJ Screw – <em>The Legend</em> (Big Time)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Nola Bounce </strong>: Compilation <em>Shake Twerk &amp; Wobble</em> (Gutta Bounce)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Grime </strong>: Compilation <em>Run The Road</em> (Vice)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Bhangra</strong> : Compilation <em>Rough Guide To Bhangra Dance</em> (World Music Network)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Dancehall</strong> : Major Lazer – <em>Guns Don’t Kill People, Lazers Do</em> (Downtown)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Baile Funk </strong>: Compilation <em>Funk Carioca</em> (Mr. Bongo)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Kuduro : </strong>Compilation <em>Akwaaba Sem transporte</em> (Akwaaba)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Pitori House</strong> : DJ Mujava – <em>Township Funk</em> (Warp)</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Pour en savoir plus :</strong></p>
<p style="text-align:justify;">Si le phénomène “Ghetto beats“ est encore assez mal documenté pour le moment, la donne est néanmoins en train de changer. En termes de documentaires, l’excellent <em>It&#8217;s All About Dancing : A Jamaican Dance-U-Mentary</em> de Jay Will, disponible en DVD, aborde la culture Dancehall jamaïcaine contemporaine sous l’angle de ses danseurs et chorégraphes. Un incontournable, parfait pour mieux comprendre de quoi il en retourne. En 2010, deux autres documentaires devraient également être commercialisés en DVD : <em>Ya Heard Me ?</em> de Stephen Thomas (<a href="http://www.yaheardmefilm.com/">www.yaheardmefilm.com</a>), consacré à la Bounce Music de la Nouvelle-Orléans, et le très attendu <em>Favela on Blast</em> de Leandro HBL et Wesley Pentz (<a href="http://www.leandrohbl.com/funkfilm">www.leandrohbl.com/funkfilm</a>), qui se plonge dans l’univers moite de la Baile Funk de Rio. Rayons librairies, le célèbre rock-critic Nik Cohn décrit dans le fabuleux <em>Triksta </em>(Editions de l’Olivier) son immersion chez les rappeurs de la Nouvelle-Orléans. Un livre passionnant ! Sur internet, enfin le podcast Mad Decent World Wide radio (<a href="http://www.maddecent.libsyn.com/">www.maddecent.libsyn.com</a>), dirigé par Diplo, propose une hallucinante collection de mixes thématiques dédiés aux différents styles de ghetto music, chaudement recommandée.</p>

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		<item>
		<title>STEVE SCHAPIRO : Par-delà le bien et le mal</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 12:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le mythique photographe américain Steve Schapiro revient sur 40 années d’une carrière remplie de  200 films dont les chefs d’œuvres Macadam Cowboy, Gatsby le magnifique, La trilogie du Parrain et Taxi driver Palme d’or au festival de Cannes en 1976 à laquelle rend hommage un splendide ouvrage chez Taschen et une exposition à la A-galerie. Comment avez-vous découvert la photographie [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2147&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/11/steve-schapiro-a-galerie-deniro-the-look-taxi-driver1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-803" title="Steve Schapiro-A galerie-DeNiro The Look - Taxi Driver" src="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/11/steve-schapiro-a-galerie-deniro-the-look-taxi-driver1.jpg" alt="" width="2400" height="3613" /></a>Le mythique photographe américain Steve Schapiro revient sur 40 années d’une carrière remplie de  200 films dont les chefs d’œuvres Macadam Cowboy, Gatsby le magnifique, La trilogie du Parrain et Taxi driver Palme d’or au festival de Cannes en 1976 à laquelle rend hommage un splendide ouvrage chez Taschen et une exposition à la A-galerie.</em></strong></p>
<p><span id="more-2147"></span></p>
<div style="text-align:justify;"><strong><em>Comment avez-vous découvert la photographie ?</em></strong></div>
<p style="text-align:justify;"><strong>Steve Schapiro</strong><strong> </strong>: J’ai pris mes premières photographies à l’âge de neuf ans alors que j’étais en camp d’été. J’avais un petit appareil Kodak et je développais moi-même mes pellicules. Je photographiais la Nature et en particulier les plantes et les nuages qui me fascinaient. Pour mes douze ans, on m’a offert mon premier reflex à double lentille, un Argoflex, qui n’existe plus aujourd’hui. Tout est alors devenu très sérieux pour moi. Je me promenais dans les rues à la manière d’Henri Cartier-Bresson, que tout le monde adorait à l’époque, pour essayer de prendre des photographies à sa manière. Et je ne rentrais pas chez moi tant que je n’avais pas capturé quelque chose qui fasse sens. Je me suis également mis à l’écriture, mais rapidement, j’ai décidé de me consacrer totalement à la photographie. Pour progresser, j’ai été assistant de quelques photographes, j’ai notamment étudié avec Eugene W. Smith, auprès duquel j’ai beaucoup appris. Il a influencé énormément de photographes, j’espère sincèrement que le temps lui rendra grâce. Puis, j’ai travaillé de mon côté, avant d’avoir ma chance chez Life. J’ai su la saisir, ce qui m’a permis de collaborer régulièrement avec eux par la suite, puis pour tout un tas d’autres magazines. C’était une époque particulièrement faste, surtout aux Etats-Unis, mais sûrement aussi ici en France, où l’on pouvait faire un photo-reportage sur une histoire comme on l’entendait, et le proposer à un magazine pour qu’il le publie. J’étais en agence chez Blackstar comme beaucoup de photographes indépendants. J’ai couvert beaucoup d’histoires. Et j’ai été particulièrement gâté de travailler pour Life, librement sur ce que j’avais envie.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Pourquoi avoir fait le choix du documentaire ?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em></em></strong>Comme je vous le disais, je voulais être écrivain. J’avais écrit un roman, car je me disais que je pouvais y décrire tout un monde. Mais peut-être parce que je n’avais pas assez confiance en moi en tant qu’écrivain, j’ai choisi la photographie pour m’exprimer. À la différence de l’écrit, quand vous photographiez, vous savez immédiatement si ce que vous avez photographié fonctionne ou pas.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Comment avez-vous choisi votre premier sujet sérieux?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ma première série portait sur des mineurs de l’Arkansas, auprès desquels j’avais passé quatre semaines. Avant ça, j’avais déjà beaucoup photographié les rues de New-York. J’étais assez fier de certaines photographies que j’avais prises. Un petit magazine catholique m’a proposé de les publier sur six ou huit pages. J’ai accepté, car même s’ils ne proposaient pas d’argent. C’était une opportunité unique d’avoir une première vitrine pour mon travail. Ensuite, le New York Times l’a repris pour en faire écho. Puis, j’ai photographié des toxicomanes à Harlem. En voyant mon travail, Life magazine m’a proposé une petite mission avant de me demander de travailler régulièrement pour eux. Petit à petit, j’ai commencé à faire mon trou et sans être salarié. Je devais travailler plus que n’importe quel photographe là-bas.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Pour </em>Life<em>, vous avez notamment couvert la campagne de Bobby Kennedy, ainsi que la marche pour les droits civils de Martin Luther King, qui sont deux des moments fondateurs de l’Amérique d’aujourd’hui. Comment parvient-on à retranscrire l’importance de tels événénements et en mesuriez-vous la portée sur l’instant?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Robert Kennedy était et est sûrement toujours le seul homme politique que j’ai connu qui avait l’intelligence, le sens des responsabilités, mais aussi la capacité à porter, à incarner sa politique, et pas uniquement en terme de charisme. Parvenir à incarner ce auquel on croit, c’est un peu le Graal de tous ceux qui se lancent en politique. Même Obama a aujourd’hui compris que c’est une chose extrêmement difficile, et que la réussite emprunte parfois de longs chemins de traverse. Il faut savoir rester fidèle à ses valeurs et savoir tenir compte des réalités. Qu’une personne puisse tenir dans les mains le destin de tant d’autres implique énormément de responsabilités, mais aussi une obligation de résultat.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Vous étiez proche des Kennedy ?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Oui, même si je n’ai jamais rencontré les parents, en particulier la mère. J’ai eu l’occasion de photographier Jackie à plusieurs reprises. J’ai choisi une photo d’elle, prise alors qu’elle est perdue dans ses pensées à Washington Airport en ouverture de mon livre <em>Heroes</em>. Je l’ai aussi photographié &#8211; j’aime particulièrement les photos de bal &#8211; à la Convention Démocrate de 1964 avec Ted et Bobby. Avec lui, nous étions plus proches. Nous sommes allés au cinéma ensemble quelquefois. Je l’ai photographié en privé, chez lui, dans sa maison. Dans l’esprit du public, cette famille “extraordinaire“ véhicule un certain sens de la moralité, mais dans une acception finalement assez “personnelle“(sourires). Il y aurait sûrement beaucoup à dire en confession sur cette famille. Quoiqu’il en soit, Robert aurait fait un excellent président. Avec lui, je pense que les années 70 auraient été différentes.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Et Martin Luther King ?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Je ne l’ai jamais photographié en privé. En public, il était extraordinairement éloquent. C’était un meneur d’hommes, en quête d’un chemin spirituel. Il avait un don hors-du-commun pour faire passer ses émotions et faire ressentir aux gens son leadership qui était non violent. Quand j’ai travaillé à la rédaction de mon livre <em>Heroes</em>, j’ai regardé les planches contact des photographies que j’avais prises de lui à l’époque. J’ai été frappé de voir que sur toutes les photos, il avait dans les yeux comme une lueur prémonitoire. Ce n’était pas de la peur, même si il y avait beaucoup de menaces de mort à l’époque, mais un mélange d’intensité et de tension dans son regard qui fendait la foule. Comme un sentiment que quelque chose pouvait se passer. Pour moi, les yeux parlent beaucoup. On m’a raconté que pour créer la confusion quand il prenait des bains de foule et éviter d’en faire une cible potentielle trop facile, les gens de son encadrement qui marchaient à ses côtés dans le public, étaient habillés exactement comme lui. Quand il a été assassiné, Life m’a immédiatement envoyé à Memphis. La première chose que j’ai faite, c’est d’aller dans la pension qui se situait de l’autre côté de la rue. Sur le mur de la salle de bain de la chambre d’où les coups de feu ont été tirés, il y avait une empreinte noire, graisseuse au dessus de la baignoire. J’étais exactement là où se tenait le tireur. J’ai prise l’empreinte en photo et Life l’a passé en pleine page la semaine suivante. Puis, je suis allé au Lorraine Motel. On m’a permis d’entrer dans la chambre du Dr. King. Tout était exactement comme il l’avait laissé. Des chemises sales, une vieille tasse à café, et une valise ouverte dans laquelle &#8211; c’est le plus fou &#8211; il y avait son livre <em>Strengh to Love&#8230; </em>avec une de mes photos en couverture! Et puis, à ce moment-là, sur l’écran de la télévision, il y avait le présentateur du journal avec une photo du Dr.King derrière lui. J’ai pris toute la pièce en photo, avec la télé allumée. C’était un moment intense en émotions, et très signifiant en ce sens où cet homme venait de nous quitter physiquement, mais son esprit était encore bien là parmi nous dans cette pièce. Et puis, quand je suis retourné trente huit ans plus tard à Memphis, la salle de bain où j’avais photographié l’empreinte avait été détruite et dans la chambre du Motel qui a été transformée en lieu de pèlerinage, la télévision avait été enlevée. Ce qui veut dire que finalement, les deux éléments les plus forts émotionnellement parlant ont disparu, et n’existent plus que sur cette photo que j’ai prise le lendemain même de sa mort.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Être au bon endroit au bon moment, essayer de capturer l’essence du sujet et faire de ses images des icônes, c’est finalement le but à atteindre de tout photographe?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Pour moi, les photos qui fonctionnent le mieux sont celles qui provoquent l’émotion, ont une bonne composition et donnent une information. Si vous arrivez à réunir ces trois critères dans un même cliché, alors c’est l’équation parfaite, la photo est réussie. Mais on ne peut jamais savoir pourquoi une photo devient iconique ou pas. Jamais au moment où je les ai prises, je n’ai pensé un instant que cette photo de tournage de <em>Macadam Cowboy</em>, ce portrait de Beckett ou celui de Jackie Kennedy deviendraient aussi célèbres. Vous pouvez faire une pellicule entière et n’avoir aucune photo qui devienne une icône. Si, en feuilletant un livre, tel ou tel cliché en particulier s’impose naturellement à vous, si à chaque fois que vous le regardez, cette sensation est présente, alors, c’est que cela fonctionne!</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Pourtant chaque photographie est différente, parce que chaque photographe est différent.</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Vous avez raison. Le point de vue est primordial. Et quand un jeune photographe me demande un conseil, je lui dis de développer un point de vue, que l’appareil n’est pas le boss, mais que vous êtes le boss. Il faut juste trouver le bon process pour prendre de bonnes photos et apprendre à les rendre meilleures. J’écris d’ailleurs en ce moment un livre là-dessus.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Pensez-vous que la photographe doive absolument être proche &#8211; physiquement et mentalement &#8211; de son sujet?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Dans les années 60 ou 70, c’était plus facile parce qu’il y avait une proximité plus grande avec les gens que vous photographiez. On se retrouvait très vite en face à face. On était les meilleurs amis du monde le temps de la séance, même si l’on ne se revoyait plus de toute notre vie. Quand j’ai photographié la campagne de Bobby Kennedy, il n’y avait pas beaucoup de photographes autour de lui, les images étaient rares. Obama par exemple a été photographié tellement de fois que cela semble difficile de rendre fidèlement qui il est vraiment… et aussi, beaucoup moins intéressant finalement. Et puis, aujourd’hui, il y a tant de chargés de relations publiques et de personnes dans l’entourage qui vous empêchent d’avoir cette proximité. C’est beaucoup plus difficile de faire passer des émotions. Quand vous photographiez quelqu’un, la confiance s’installe et vous devenez une part de lui. Votre sujet peut vous donner plus que ce que vous pouviez espérer. Son talent vient nourrir la collaboration, et l’ensemble de ces interactions fait la photo. Aujourd’hui, cela peut encore arriver, mais c’est plus difficile. Je me souviens par exemple, quand j’ai rencontré Ali en 1963, il avait 21 ans, on l’appelait encore Cassius Clay. C’était un chic type et nous nous sommes retrouvés dans la maison de ses parents. Il était très détendu. Il adorait jouer au Monopoly. Il se promenait partout avec son jeu sous le bras pour faire des parties avec les gamins du quartier. C’est ainsi que je l’ai photographié. Pour la petite histoire, il nous est arrivé de jouer ensemble, mais il refusait de me laisser perdre. Parce que quand vous perdez, c’est la banque qui encaisse vos propriétés. Et Ali ne supportait pas de ne pas tout gagner. Alors, il vous prêtait de l’argent pour que vous lui cédiez ce qui vous restait, et il remportait toutes les propriétés!</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Ce qui est frappant dans ces photographies prises sur le vif et notamment celles hors-plateau, c’est votre capacité à saisir, dans ces moments rares et intenses mais brefs, de proximité, l’humanité de personnes parfois  devenues à corps défendant, des icônes de notre époque.</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Quand vous prenez régulièrement un acteur en photo, vous le photographiez à un moment où personne ne sait plus qui il est à ce moment, le personnage ou l’acteur. Je pense que pour les photographies de célébrités, l’essentiel est de recréer les raisons pour lesquelles vous aimez ces personnes, de faire ressortir la personnalité ou du moins l’image que les gens ont et qu’ils aiment. Cela n’arrive pas souvent. Souvent, vous n’avez pas la même sensation, vous voyez une personne différente de celle que vous voyez sur scène ou à l’écran. Vous regardez une photographie, mais elle ne vous renvoie pas l’image que vous aimez.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>En l’occurrence, êtes-vous plutôt directif avec votre modèle, ou au contraire à même de prendre en considération son avis pour faire la meilleure photo possible?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le meilleur exemple pour répondre à cette question, c’est de vous raconter ce qui s’est passé lorsqu’on m’a demandé de faire l’affiche du film <em>Parenthood </em>de Ron Howard. Les avis des producteurs et du réalisateur divergeaient sur la direction à prendre. Un peu par défaut, nous sommes partis sur l’idée d’une vue à 45° avec les huit personnages principaux du film regroupés dans un tout petit périmètre. J’ai fait la photo. L’équipe a ensuite voulu que je les fasse passer à travers une porte qui symbolisait la maison, mais ce n’était pas possible. Comme il y avait un énorme canapé dans le salon, j’ai proposé de prendre une photo de sept des personnages assis dessus, avec Steve Martin devant eux, prenant une photo en me regardant. À ce moment, Steve Martin a émis l’idée de tenir les deux enfants par les pieds la tête en bas. Cela pouvait à priori sembler complètement fou, mais pour ce film, c’était parfait. On tenait enfin la bonne affiche après tous ces essais! Nous avons finalement choisi ce qui n’était pas mon idée de départ, simplement parce qu’à cet instant-là, Steve a eu plus d’imagination que moi.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Venons-en à Taxi Driver. Je dirai que l’on peut voir ce film en abyme de votre travail de photographe. Scorsese y décrit une campagne électorale, une tentative de meurtre politique, le problème de la drogue à Harlem, et bien sûr, New-York.</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Selon moi, <em>Taxi Driver</em> est avant tout particulièrement symptomatique de notre époque actuelle, l’histoire de cet ex-Marine des forces spéciales qui pète complètement les plombs, parce qu’il ne peut pas dormir et c’est la raison pour laquelle, il devient chauffeur de taxi. Aujourd’hui, on peut faire l’analogie avec les vétérans de l’Irak ou de l’Afghanistan qui devenus insomniaques, se gavent de pilules et font des cauchemars de toutes sortes. Le film a été bien accueilli à sa sortie, mais je pense qu’il est surtout pertinent aujourd’hui pour comprendre nos vies. Personnellement, je n’ai jamais réfléchi à la manière dont ce film était aussi caractéristique que vous le dites de mon travail. Quand je shoote, je cherche à retranscrire l’ambiance d’un film en terme d’émotion ou d’informations, sans jamais styliser à outrance. Si Bobby De Niro est très naturel à l’écran, en dehors, c’est quelqu’un de timide et il a toujours ce même sourire gêné quand il est photographié. Contrairement au tournage du Parrain, tout le monde sur le plateau de <em>Taxi Driver </em>était vraiment tendu, peut-être parce que l’on tournait principalement la nuit. Je me souviens de Jodie Foster qui m’a beaucoup impressionné par son professionnalisme, alors qu’elle n’avait que quatorze ans. Martin Scorsese était très tendu dans son coin et se mordait le poing en se demandant quoi faire. Mais surtout, je me souviens de De Niro totalement investi dans son personnage, qui apprenait à conduire son taxi de longues heures durant la nuit. À tel point que de tout le tournage, je n’ai jamais vu Bobby De Niro, mais l’incarnation de son personnage Travis Bickle.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Au cœur du film, il y a évidemment New-York, votre ville et l’un de vos sujets de prédilection&#8230;</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Oui. J’ai grandi à New-York. Même si je ne vis plus là-bas, quelque part, je suis toujours new-yorkais. C’est la ville où je peux prendre le plus de photos. Il y a deux mois, je suis revenu là-bas pour une seule journée et j’ai fait quatre très belles photos. Je n’ai pas une telle relation avec Chicago où je vis aujourd’hui.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Parce que c’est New-York ou que vous êtes de New-York?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">New-York est différente. Elle est plus peuplée, ce qui est plutôt bon pour un photographe, en ce sens où il se passe plus de choses. Et puis l’esprit de la ville est plus fort que celui de Chicago ou de Los Angeles, où j’ai quand même fait des séries dont je suis fier, comme celle sur Halloween à West Hollywood. C’est une question d’humeur.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Vous préférez shooter New-York en Noir et blanc ou en couleurs?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Je ne me soucie de la couleur que depuis peu de temps. Même si j’ai fait beaucoup d’affiches de films ou des photos de tournage en couleur, j’ai toujours pensé en noir et blanc. Mais depuis que j’utilise un appareil numérique, la couleur a plus d’intérêt pour moi. Au niveau stylistique, les palettes sont différentes. Les potentialités également. Le numérique est un moyen. Je suis toujours convaincu que le noir et blanc permet de faire passer plus d’émotions, car rien ne vous distrait de votre sujet. Et celui-ci prend, du coup, beaucoup plus de force. La couleur est une autre histoire. Il y a un an, j’étais dans le Massachusetts, et il y avait des couleurs automnales magnifiques sur les arbres. J’ai pris une photo en couleur magnifique justement par ses couleurs. En noir en blanc, les teintes étaient si proches que cela ne marchait plus du tout. Pour en revenir à New-York, une des plus belles photos que j’ai prise à New-York à ce jour, c’est celle d’un homme noir en costume de Superman qui porte des sacs de courses sur Times Square. Le contraste créé l’émotion. Le costume de Superman n’aurait pas fonctionné aussi bien en noir et blanc.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Avec le développement du numérique, le rapport à la photographie a changé. Qu’est-ce- que cela vous apporte personnellement en tant que professionnel?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Les moyens de communication évoluent constamment. À l’époque où j’ai photographié Bobby Kennedy pour Life, nous étions à une période charnière où la photographie en couleur commençait à prendre le pas sur le noir et blanc, et surtout où l’apparition de la télévision a tout bousculé pour finir par prendre complètement le dessus. Ce fut une révolution. Le numérique en est une autre. Ce qui est sûr selon moi, c’est qu’avec la démocratisation du numérique, on verra de moins en moins de photographies en noir et blanc. L’ère du digital est une ère de la couleur. Peu de gens retravaillent leurs clichés sur ordinateur pour les transformer en noir et blanc. Et puis, au delà de la donnée économique indéniable, l’autre avantage c’est l’instantanéité. Avec le numérique, j’ai la sensation que je peux faire quelque chose de meilleur. C’est positif.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Vous avez travaillé sur près de deux cents films dont beaucoup sont devenus des classiques. Quel lien entretenez-vous aujourd’hui avec le cinéma?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">J’ai travaillé avec Mickaël Mann pour <em>Ennemis publics</em> et pour <em>Luck</em> - une série de HBO écrite par David Milch (<em>NYPB</em>, <em>Deadwood</em>, ndlr) sur les courses hippiques, avec Dustin Hoffman &#8211; Aujourd’hui, je suis moins intéressé par la photographie de plateau que par continuer à développer mon style avec la couleur. Et l’envie de transmettre. J’ai enseigné dans un lycée de Pennsylvanie. Quand j’ai demandé à la classe qui était leur photographe favori, un seul élève a pu donner un nom. L’important est de comprendre qui vous êtes. Tout le monde est unique. Vous devez allez au delà de ce que vous savez et continuer à apprendre pour faire de meilleures photographies. Je suis plus heureux aujourd’hui, parce que je suis capable de faire pas mal de choses, mais aussi parce que j’ai une nouvelle vision des choses.</p>
<p style="text-align:justify;"><em>Propos recueillis par Hugo Gaspard</em></p>
<p style="text-align:justify;">Taxi Driver<em>, photographies de Steve Schapiro, </em><em>préface de Martin Scorsese (Taschen)</em></p>

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		<title>WITCH HOUSE : L&#8217;armée des sombres</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 12:00:11 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><strong><em>Imagerie gothique, pochettes lugubres et musique hantée, la witch house propage sa fièvre depuis l’Amérique. À sa tête, des artistes aussi différents que Salem, oOoOO, Zola Jesus, White Ring ou Balam Acab qui, au-delà des clichés, offrent tout bonnement un nouveau souffle à l’électro.</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><span id="more-2148"></span></p>
<p style="text-align:justify;">Signe de ces temps sinistres à l’horizon incertain, le noir est revenu en force dans la musique. A tel point que dans le perpétuel tsunami musical qui fait s’écraser sur nos cotes d’incessantes vagues de micro-genres qui se recouvrent pour mieux disparaitre, la plus intrigante de l’année écoulée aura sans nul doute été celle arrivée depuis l’Atlantique. De la toujours folle Amérique nous est venue la tempête witch house, avec ses rouleaux de pensées noires et de mots englués dans le goudron. A son bord, une armée des ombres qui avance masquée pour mieux cacher une vraie armée des sombres aux noirs désirs et aux sinistres desseins. Leur musique résonne comme en écho à plusieurs générations de styles neurasthéniques et synthétise le pessimisme d’une société qui ne tend la main ni à ceux qui refusent le capitalisme à outrance à la Madoff, ni aux exclus de la société de consommation. A travers le miroir où se regardent les terrifiants Salem, oOoOO, Zola Jesus, White Ring ou Balam Acab, l’Amérique ouvre une nouvelle page de son histoire musicale, cette fois écrite dans le sang d’encre que se font ses enfants. Le romantisme gothique s’y noie dans la froideur digitale de cette époque qui privilégie le bon jeune blog à la bonne vieille blague rock.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>« Également appelée drag, darkwave ou haunted house, la witch house vient donc explicitement hanter les musiques de notre temps en chatouillant les pieds de fantômes qu’elle a forcément fini par réveiller. »</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Contrairement à ce que pourrait laisser entendre la formule witch house, le style ne se destine pas à faire danser une sorcière sous ecsta. La house dont il est question, ce serait plutôt la maison des sorcières où eut lieu en 1692 dans le Massachussetts le procès de vingt-cinq personnes accusées de sorcellerie. Cet acte de puritanisme exacerbé qui mena à leur exécution se tint dans la ville de Salem. Salem, nom choisi par un trio du Michigan devenu en quelques mois l’épouvantail en chef du mouvement. Egalement appelée drag, darkwave ou haunted house, la witch house vient donc explicitement hanter les musiques de notre temps en chatouillant les pieds de fantômes qu’elle a forcément fini par réveiller. Elle réalise ainsi cette collision entre les genres et les époques, qui est par ailleurs aussi souvent la marque des clapotis musicaux du début de siècle : new-wave of the new-wave, electroclash, néo-psychédélisme, nu-rave, dubstep etc… La witch house, ce serait plutôt le retour des morts-vivants des années 80, du post-punk pour la Californienne Zola Jesus au rock gothique oppressant chez White Ring. Avec un point commun lié à l’époque, cette capacité offerte par l’ordinateur pour enregistrer chez soi en toute autarcie, les bleeps, samples et bizarreries digitales en prime. Chez Salem, le poids des mots se heurte à un choc des générations où la culbute des musiques des trente dernières années accouche d’un hybride étrange et obsédant. Sur leur premier album <em>King Night</em>, John Holland, Jack Donoghue et Heather Marriatt se partagent le micro pour mieux élargir leur univers. Les deux garçons rappent tels des mutants sur une instrumentation électronique lancinante sous Lexomil, qui évoque un crunk de l’au-delà, une new-wave morbide ou un shoegazing enregistré six pieds sous terre et mixé sans se soucier de la saturation. On pense à des Cocteau Twins où Liz Fraser serait remplacée par le dentier en or de Lil Jon. A l’inverse, la fille laisse décoller sa douce voix éthérée pour tenter de la faire atteindre des cieux plus cléments, rappelant la Julie Cruise qui enveloppait de sa mystérieuse beauté les images cintrées sorties du cerveau de David Lynch. Ça plane pour elle malgré une musique irrémédiablement lestée pour entrainer l’ensemble vers cette terre bigote où sont enterrés leurs ancêtres et où est plantée l’effrayante croix de la pochette de leur album. Le groupe traine une sombre réputation liée à la prostitution à laquelle se serait adonné John Holland quand il était adolescent. Lors d’une interview à un magazine américain l’an dernier, il vantait les mérites des drogues dures et proposait du speed au journaliste. Le tout après un premier maxi paru en 2008 qui annonçait la couleur noire rien que par son titre : <em>Yes, I Smoke Crack</em>.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>« À travers le miroir où se regardent les terrifiants Salem, oOoOO, Zola Jesus, White Ring ou Balam Acab, l’Amérique ouvre une nouvelle page de son histoire musicale, cette fois écrite dans le sang d’encre que se font ses enfants. »</em></strong></p>
<div style="text-align:justify;">Depuis, les trois semblent vivre dans un monde parallèle aux contours ramollis par les psychotropes, comme lors de leur premier concert français aux Transmusicales de Rennes en décembre dernier, lorsque perdus sur la scène d’un hall trop grand pour eux et lâchés par un son défaillant où les basses vous vrillaient les tympans, ils tentaient de nager à contre-courant pour rallier les rives du monde des vivants. Résultat, un live finalement plus flippant que le grand cirque grand guignol et pas si rock’n’roll de Marilyn Manson. Leur <em>King Night</em>demeure toutefois l’un des grands chocs de l’année passée, et déjà de 2011 en France, seul pays où il n’arrive qu’en ce mois de janvier après être sorti dans le reste du monde en septembre dernier.  Le malaise qui se répand de la musique de Salem illustre à la perfection le morne quotidien des banlieues américaines à l’heure de la crise des sub-primes, ces zones musicales de non-droit où pullulent des drogues de destruction de plus en plus massive destinées à chasser l’ennui. Versant désespéré du courant chillwave qui voyait des producteurs composer une electro balearic dans leur chambre, la witch house incarne un repli sur soi-même, tous stores baissés. La Californienne Zola Jesus (ci-contre) , alias Nika Danilova, parvient à échapper à la claustrophobie ambiante par une puissance émotionnelle qui en fait la grande prêtresse du courant, descendante directe de l’Anglaise Siouxsie et finalement pas si éloignée de l’univers de la Suédoise Fever Ray. On lui doit plusieurs EP (<em>Stridulum I</em> et <em>II</em>, <em>Valusia</em>) ainsi qu’une collaboration avec la chanteuse LA Vampires qui n’est autre qu’ Amanda Brown, échappée du groupe psyché chamanique Pocahaunted que Beth Cosentino a aussi quitté pour aller fonder le groupe Best Coast au surf rock plus ensoleillé. Avec Salem et Zola Jesus en figures de proue, la witch house a aussi pu compter sur des labels indépendants pour la promotion du genre. Disaro à Los Angeles ou Tri Angle à Brooklyn demeurent ainsi des valeurs refuges pour les nouvelles têtes (de mort). Le premier compte ainsi à son catalogue le duo White Ring dont le premier album oppressant est plombé par le single <em>Suffocation</em> qui porte parfaitement son nom. Dans le monde effrayant de Bryan Kurkimilis et Kendra Malia, l’air ne passe pas et la lumière encore moins. Pour la jeune fille qui se cache derrière le nom de Modern Witch, l’heure est plutôt aux boites à rythmes primitives, aux sons synthétiques et presque industriels des années 80. Tri Angle peut se vanter d’héberger deux producteurs electro déjà majeurs pour ce genre en bourgeonnement. D’un côté Balam Acab, un étudiant d’à peine vingt ans du nom d’Alec Koone, auteur d’un magnifique EP 5 titres (<em>See Birds</em>) qui doit finalement plus au dub blanc ou aux collages psyché d’Animal Collective qu’à la new-wave. De l’autre oOoOO alias Christopher Dexter Greenspan, un remixeur fou de San Francisco qui a déjà passé Salem ou Lady Gaga à sa moulinette, et dont les productions rassemblées sur l’album <em>No Summer 4U</em> et un EP sobrement intitulé <em>oOoOO</em> font montre d’un talent fou pour une musique atmosphérique ouverte aux vents new-age, balearic, R’n’B et hip-hop qui finissent par rassembler Burial et Angelo Baladamenti dans le même manoir. Derrière ces espoirs pleins de promesse, le genre witch house attire des suiveurs qui ne retiennent parfois que les clichés, jouant avec la complexité de noms impossibles à trouver dans un moteur de recherche, comme ///▲▲▲ (rebaptisé depuis peu Horse Macgyver), ?DE▲D VIRGIN? , LAKE R▲DIO ou †‡† (aussi appelé Ritualz). Qu’importe, car le genre a déjà dépassé les frontières au point d’échapper à l’auto-caricature en faisant des émules en Angleterre (Forest Swords, Esben &amp; the Witch) ou en France avec le duo Unison (voir entretien pages suivantes). Regroupé par des liens invisibles au commun des mortels, ce réseau asocial a toutes les chances de survivre bien au-delà du prochain Halloween.</div>
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<div style="text-align:justify;">Pascal Bertin</div>
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<div style="text-align:justify;"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://magazinealt.wordpress.com/2012/01/20/witch-house-larmee-des-sombres-2/"><img src="http://img.youtube.com/vi/kwMc91DQXHU/2.jpg" alt="" /></a></span></div>
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<p style="text-align:justify;"><a href="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/06/unison3c1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-250" title="Unison" src="http://localhost:8888/alt/wp-content/uploads/2011/06/unison3c1.jpg" alt="" width="640" height="517" /></a></p>
<p style="text-align:justify;"><strong></strong><strong>UNISON : </strong><strong></strong><strong>« </strong>LA WITCH HOUSE? <strong>UN SPECTRE MUSICAL TRÈS LARGE»</strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em></em><em>Formé de Mélanie Moran et Julien Camarena, Unison représente la faction française de l’armée Witch house. Basé à Niort, le duo est un acteur reconnu par ses pairs américains, de la scène, mais aussi un de ses observateurs privilégiés.</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em></em><em></em></strong><strong><br />
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<p style="text-align:justify;"><strong><em>Ne devrait-on pas parler de son(s) witch house, tant il y a de différences entre Salem, oOoOO, Balam Acab, etc.?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong>Mélanie Moran &amp; Julien Camarena</strong> : Certains diront qu’il y a trois axes : des sons plutôt Electronic Body Music et industriels (//Tense//, Crossover, Modern Witch&#8230;), d’autres mélangeant voix et tempo ralentis avec des rythmiques ghetto/crunk/juke (Salem, White Ring, †‡†&#8230;) et un autre plus vaporeux proche du dubstep (oOoOO, Balam Acab&#8230;). Mais cette séparation n’existe pas vraiment et on a plutôt à faire à un gros bouillon créatif en perpétuelle mutation. Prends l’exemple de Salem, si tu écoutes toute leur production, tu t’apercevras qu’ils incluent toutes les composantes que je viens de citer et que leur spectre musical est très large et comprend des morceaux très différents. Et nous, on est arrivés comme un cheveu sur la soupe avec notre shoegaze baigné d’electronica. Et plein de groupes qui arrivent maintenant dans le milieu sont aussi très variés stylistiquement parlant (comme Sleep ∞ Over ou Stoned Boys qu’on adore).</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>En quoi est-ce un style ancré en 2010, en dépit de ses références à d’anciens autres genres?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le truc, c’est que ce n’est ni un genre ni un style, mais un mouvement. Et il est ancré dans notre époque, tout simplement parce qu’il est en vie, en mutation. Et c’est un hybride. C’est surtout cela qui le caractérise et c’est aussi ce qui le rend très moderne. Un mélange de plein de styles et d’individualités. Même si les acteurs de ce mouvement sont éparpillés aux quatre coins du monde, ils se reconnaissent dans un esprit commun. L’utilisation d’internet est aussi un aspect primordial pour comprendre ce mouvement. Il s’est répandu comme un virus. Par tous les bouts de la toile. Les forums, les réseaux sociaux, les vidéos sur Youtube&#8230; Des identités désincarnées mais réelles. Même si certains projets sont introuvables sur Google de par leurs noms tarabiscotés et cryptés, ils savent se servir du net et jouent avec en décalant les symboles, les images et les sons.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Pourquoi est-il aussi indissociable d’une esthétique dark ?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Ce qui me séduit dans ce mouvement, c’est que ça va beaucoup plus loin que le simple divertissement ou spectacle. Plus loin que la musique même. C’est pour ça que beaucoup de gens sont en train d’en tomber raides dingues. Parler seulement de l’esthétique witch house, ce serait passer à côté du truc. Les images et les sons qui émanent de cette entité délivrent des messages. Mais des messages que les mots ne peuvent pas vraiment décrire. On pourrait essayer&#8230; Abandon, noirceur de l’âme, perte de la foi en l’être humain, recherche de pureté et de la beauté à travers l’anéantissement des codes préétablis, dégoût et refus du système&#8230; On tombe vite dans des clichés et c’est pourquoi on se contente de créer du beau, du vrai, sans passer par les circuits habituels même si Pitchfork et le New York Times commencent à s’intéresser au monstre. On peut parler de certaines esthétiques&#8230; Gothique&#8230; White trash&#8230; Ce serait débile de vulgariser la chose à ce point.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Pour les US, est-ce un genre révélateur de la déprime de la jeunesse, des drogues dures etc.?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Je pense que les individualités qui composent le mouvement sont beaucoup trop variées pour pouvoir schématiser à ce point. On pourrait malgré tout établir un parallèle entre Salem et Unison, Amérique profonde et France profonde. Tandis que d’autres vivent à Paris, New York, Berlin, nous, on préfère la campagne et la verdure. Les milieux du music business sont concentrés dans les grandes villes avec leur cirque m’as-tu-vu et superficiel. On aime bien rester en dehors de la hype. Ca nous dégoute plus qu’autre chose. Après je ne pense pas que tous les acteurs du mouvement soient drogués et “déviants“. Même les gens de Salem sont adorables. Certes ils ont confié avoir eu quelques gros soucis de dépendance, mais ils sont très simples et ne se prennent pas la tête. Ils veulent juste faire leur truc et ne veulent même pas faire partie du troupeau. Nous, c’est pareil, sauf qu’on a toujours été cleans&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>Comment avez-vous atterri sur le label Disaro?</em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Le parcours d’Unison est atypique (à l’instar de Salem et autres) car on a absolument rien fait pour en arriver là. On fait juste notre musique, point barre. On peut dire que tout a commencé avec Myspace et Facebook. C’est vrai qu’on sait super bien utiliser ces outils. Et successivement, trois labels nous ont abordés. Matte Black Editions (Los Angeles) qui a sorti notre EP <em>Outside</em>. Puis Lentonia Records (Paris) qui va sortir notre premier album d’ici quelques mois. Et enfin Disaro qui nous a proposé de sortir un LP courant 2011. Robert Disaro est quelqu’un d’adorable, très discret et plutôt timide, comme beaucoup de gens de ce mouvement d’ailleurs. En parallèle, White Ring nous a demandé de les remixer. Puis, la proposition de collaboration avec †‡† est arrivée. À chaque fois, les gens viennent vers nous parce qu’ils ont un vrai coup de cœur. Pareil pour les dates de concerts ou pour les propositions de remix. On n’a jamais démarché. Tout nous tombe tout cuit et on est très contents que ça se passe comme ça. Du coup, on s’est fait en quelque sorte absorber et assimiler par le mouvement, presque tous ceux qui en font partie sont amoureux de notre musique. Pour Unison, c’est une réelle aubaine d’en faire partie car c’est vraiment celui qui nous convient le mieux.</p>
<p style="text-align:justify;">Propos recueillis par Pascal Bertin</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><a href="http://weareunison.com/" target="_blank">http://weareunison.com</a> - <a href="http://www.myspace.com/unison777" target="_blank">www.myspace.com/unison777</a></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><strong><a href="http://http://soundcloud.com/weareunison">http://soundcloud.com/weareunison</a></strong></p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.youtube.com/watch?v=WF3jOiN9Pn4"><span style="text-align:center; display: block;"><a href="http://magazinealt.wordpress.com/2012/01/20/witch-house-larmee-des-sombres-2/"><img src="http://img.youtube.com/vi/WF3jOiN9Pn4/2.jpg" alt="" /></a></span></a></p>
<p>Playlist Witch house :</p>
<p>Salem <em>King Night (IAMSOUND/ Sony)</em></p>
<p>Balam Acab<em> See Birds EP (Tri Angle/Module)</em></p>
<p>White Ring <em>White Ring (Disaro, import)</em></p>
<p>Zola Jesus <em>Stridulum II (Sacred Bones / PIAS)</em></p>
<p>oOoOO<em> oOoOO (Tri Angle / Module)</em></p>
</div>
</div>
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		<title>HOTEL DU MARC &#8211; VEUVE CLICQUOT PONSARDIN (Reims, France) : Joyeuse, la veuve!</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 00:59:32 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[ARCHITECTURE / DESIGN]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel]]></category>
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		<description><![CDATA[Après quatre années de profondes rénovations, l’Hôtel particulier de la Maison Veuve Clicquot Ponsardin accueille à nouveau ses invités de prestige dans un splendide écrin, où l&#8217;on célèbre l&#8217;art de vivre à la française. Bâtisse majestueuse, mélange d&#8217;épure et de classicisme néo XVIII ème achevée en 1846, l&#8217;hôtel du Marc occupe une place à part [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2043&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="font-size:small;"><em><strong>Après quatre années de profondes rénovations, l’Hôtel particulier de la Maison Veuve Clicquot Ponsardin accueille à nouveau ses invités de prestige dans un splendide écrin, où l&#8217;on célèbre l&#8217;art de vivre à la française.</strong></em><span id="more-2043"></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size:small;">Bâtisse majestueuse, mélange d&#8217;épure et de classicisme néo XVIII ème achevée en 1846, l&#8217;hôtel du Marc occupe une place à part dans l’histoire de la Maison Veuve Clicquot Ponsardin. Un lieu de prestige où la célèbre maison champenoise accueille depuis un siècle, ses hôtes de marque. Une tradition initiée par les premiers locataires du lieu, la famille d&#8217;Edouard Werlé, associé historique de la Grande Dame, Barbe-Nicole Clicquot-Ponsardin – qui organisaient, au cœur des sociabilités rémoises de l&#8217;époque, de nombreux dîners réunissant aussi bien les agents de la société que ses plus grands clients venus des quatre coins du globe. Cent ans plus tard, de très importants travaux de rénovation sont alors engagés pour restaurer entièrement l&#8217;édifice, tant à l’extérieur &#8211; ses façades avaient été très endommagées pendant la Première Guerre Mondiale &#8211; qu’à l’intérieur. «J’ai veillé à réinterpréter la demeure en préservant son âme, à créer des surprises tout en restant intemporelle » confie Sabina Belli, Directrice Générale de Veuve Clicquot Ponsardin. Pour cela, elle a fait appel à une armada de professionnels spécialisés dans la préservation de patrimoine et les métiers d’art placés sous la houlette de l&#8217;architecte Bruno Moinard, pour repenser l’articulation des espaces autour d’une véritable narration, comme une promenade imaginaire au cœur de l’histoire et de l’esprit Veuve Clicquot. Une bibliothèque emplie de souvenirs de voyages, une salle à manger d’un noir théâtral rehaussé d’or, un escalier d’honneur comme aquarellé par les couleurs du raisin, une rampe en bois jaillissant à la manière d’une racine de pied de vigne… le cœur de l’Hôtel est animé par une salle de dégustation inédite, dédiée à la découverte des vins de la Maison et à de nombreuses expériences gastronomiques. La réfection de l’Hôtel du Marc s’intègre enfin, dans une démarche environnementale responsable (chauffage et climatisation par géothermie, puits canadien construit au cœur des caves, panneaux solaires pour l&#8217;électricité et l&#8217;eau chaude) et aboutie, réduisant son empreinte environnementale (de 90%) tout en préservant son cachet séculaire. Et réserve aussi son lot de surprises. Dans le jardin de l’hôtel, les frères Campana ont imaginé une gloriette géante en métal mince et bois plié, qui évoque une vigne de champagne et offre un espace dédié à la dégustation des grands crus en plein air. De son côté, Mathieu Lehanneur signe avec Once upon a dream, un espace technologique et onirique de relaxation et de sommeil, imaginé comme un lieu de repos. Entre ambiance de conte de fées et home cinema géant, la capsule &#8211; conçue pour atténuer les effets du décalage horaire et les insomnies, à partir d&#8217;études psychologiques utilisées dans des cliniques de traitement des problèmes du sommeil &#8211; permet aux invités de bien se reposer. Un concept que barbe-Nicole Clicquot-Ponsardin insomniaque notoire, aurait sûrement beaucoup apprécié.</span></p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/hotels-clubs-restaurants/hotels/'>Hôtel</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/hotels-clubs-restaurants/'>Hôtels / Clubs / Restaurants</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2043/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2043/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2043/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2043/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2043/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2043/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2043/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2043/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2043/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2043/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2043/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2043/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2043/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2043/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2043&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>MARCEL BY : Must have chez soi</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 00:58:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Nouvelle maison d&#8217;édition de mobilier et d&#8217;objets contemporains haut-de-gamme fondée par Stephan Lanez et Jean-Jacques Lejal, Marcel By s&#8217;appuie sur le talent de designers de renom et les savoir-faire d&#8217;un pôle d&#8217;artisans d&#8217;exception (maîtres tapissiers, verriers, ébénistes ou menuisiers) pour signer des gammes de produits originaux et fonctionnels, inspirés d&#8217;une philosophie maison prônant l&#8217;excellence (conception [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2041&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">Nouvelle maison d&#8217;édition de mobilier et d&#8217;objets contemporains haut-de-gamme fondée par Stephan Lanez et Jean-Jacques Lejal, Marcel By s&#8217;appuie sur le talent de designers de renom et les savoir-faire d&#8217;un pôle d&#8217;artisans d&#8217;exception (maîtres tapissiers, verriers, ébénistes ou menuisiers) pour signer des gammes de produits originaux et fonctionnels, inspirés d&#8217;une philosophie maison prônant l&#8217;excellence (conception artisanale, innovation technologique et utilisation de produits nobles). Comprenant des assises, des luminaires et de petits objets décoratifs, la première collection propose quelques collaborations prestigieuses avec Samuel Accoceberry (miroirs à facettes Akté, Augé et Nymphé), Noé Duchaufour-Lawrance (Chaise à piétement bois Bamby) ou le cabinet Jacob+Macfarlane (les très graphiques et géométriques étagère Rain et table basse Pool) pour une réussite totale. De son côté, Stephan Lanez signe les très organiques lampes Ciconia (socle béton, tige bois et bulle de verre soufflé en équilibre) des photophores inspirés des poupées matriochkas russes, une chaise sculpturale (la Bridge Carène) et une table basse monolithique et modulable, composée de quatre éléments de rangement laqués epoxy assemblés.</p>
<p align="JUSTIFY"><a href="http://Www.marcelby.fr/">www.marcelby.fr</a></p>
<p align="JUSTIFY">
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/design/objets/'>Objets</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2041/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2041/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2041/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2041/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2041/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2041/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2041/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2041/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2041/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2041/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2041/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2041/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2041/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2041/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2041&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>XRANGE : Travail de fourmi</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 00:54:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[Architectes / Designers]]></category>
		<category><![CDATA[ARCHITECTURE / DESIGN]]></category>

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		<description><![CDATA[Retour sur la première réalisation devenue culte d&#8217;un des cabinets asiatiques les plus en vogue et les plus novateurs du moment. La rénovation impressionnante d&#8217;une vieille bâtisse de granit des années 50, en monolithe futuriste et organique aux allures de fourmilière. Bureau d&#8217;architecture pluridisciplinaire créé en 2003 à Taipei, XRANGE bouscule radicalement les codes architecturaux [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2037&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Retour sur la première réalisation devenue culte d&#8217;un des cabinets asiatiques les plus en vogue et les plus novateurs du moment. La rénovation impressionnante d&#8217;une vieille bâtisse de granit des années 50, en monolithe futuriste et organique aux allures de fourmilière.</strong></em><span id="more-2037"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Bureau d&#8217;architecture pluridisciplinaire créé en 2003 à Taipei, XRANGE bouscule radicalement les codes architecturaux traditionnels en Asie, en usant de stratégies transversales mêlant design avancé et technologies industrielles de pointe. En 2012, vont ainsi voir le jour plusieurs maisons expérimentales, un pavillon d&#8217;arts urbain mobile et le Musée du Chemin de fer de Taïwan sur un site historique de quatre hectares en plein cœur de la ville. Mais c&#8217;est surtout avec la Ant farm house, sa toute première réalisation que le studio a durablement marqué les esprits. Situé dans les faubourgs résidentiels très denses de Taipei, aux abords du parc national, l&#8217;agence est chargée de rénover un bâtiment en bloc de granit datant des années cinquante, la législation limitant la construction de nouveaux bâtiments tout en empêchant sa démolition. L&#8217;idée fut donc de créer un sarcophage de sept mètres de haut pour recouvrir et soutenir l&#8217;ensemble d&#8217;une construction hors-normes sismiques en vigueur, qui menaçait de s&#8217;écrouler. Ainsi enveloppé, l&#8217;édifice prend alors des allures de monolithe aux proportions impressionnantes. D&#8217;une largeur variable d&#8217;un à huit mètres selon les endroits, l&#8217;espace ainsi créé entre les murs existants et la corniche permet de créer une ribambelle de nouvelles pièces &#8211; une bibliothèque, un bar et des salles de bain – à la fois étroites et imbriquées entre elles comme dans une fourmilière. Toutes les ouvertures doivent être repensées, celles pré-existantes se retrouvant désormais à l&#8217;intérieur du nouvel espace et de fait transformées en lucarnes, recoins et rangements. Dans cet environnement tout entier dédié à la verticalité et baigné de lumière naturelle, les matériaux nobles et notamment le bois, sont privilégiés, renforçant le côté organique et apaisant de l&#8217;ensemble : parquet en chevrons, bambou dans le couloir menant à la salle de bains, lit en plate-forme revêtu de cuir, armoires en métal dans la Master, et fibre de verre sculpturale dans la salle de bains. Au milieu du salon, le large canapé berceau en forme de cendrier réalisé sur-mesure se pose comme le cœur accueillant et protecteur de la demeure. À l&#8217;autre bout de cette extraordinaire pièce à vivre, la table de la salle à manger est composée d&#8217;une racine géante d&#8217;arbre écimée, recouverte d&#8217;un plateau en Corian. Au dessus, un tableau original de l&#8217;artiste Yang-Tze Tung rappelle par son motif calligraphié, le maître-mot de cette rénovation spectaculaire. «Dingue». Tout un symbole.</p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/design/architectes-designers/'>Architectes / Designers</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2037/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2037/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2037/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2037/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2037/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2037/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2037/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2037/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2037/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2037/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2037/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2037/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2037/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2037/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2037&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>MARC NEWSON</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ARCHITECTURE / DESIGN]]></category>
		<category><![CDATA[RENCONTRE / PORTRAIT]]></category>

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		<description><![CDATA[Chantre d&#8217;une vision totale, iconoclaste et futuriste du design, l&#8217;australien Marc Newson revendique, qu&#8217;il dessine un avion ou modernise la luxueuse maison Dom Perignon, une approche atypique de son métier de créateur, entre rigueur et auto-dérision. D’où est venue votre inspiration pour la Dom Perignon Black Box? Marc Newson : Comme souvent, je me suis basé sur [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2024&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Chantre d&#8217;une vision totale, iconoclaste et futuriste du design, l&#8217;australien Marc Newson revendique, qu&#8217;il dessine un avion ou modernise la luxueuse maison Dom Perignon, une approche atypique de son métier de créateur, entre rigueur et auto-dérision</strong></em>.<span id="more-2024"></span></p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>D’où est venue votre inspiration pour la Dom Perignon Black Box?</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Marc Newson</strong> : Comme souvent, je me suis basé sur le côté pratique. Je regarde autour de moi ce qui existe et ce qui devrait exister. Ce projet est différent de tout ce que j’ai fait jusque-là pour Dom Perignon, en ce sens où il est produit en nombre, alors que les autres étaient des séries limitées. C’est notre quatrième projet ensemble en cinq ans. C’est une collaboration fantastique parce qu’elle s’inscrit sur la durée. Ce que j’aime personnellement, c’est de me sentir proche de l’esprit de la marque. Ils ne sont pas conservateurs, mais créatifs et dynamiques. Ils aiment par-dessus tout leur marque parce qu’elle est classique et cool à la fois. En tant que designer (re)connu, je crois que j’apporte une nouvelle vision à ce produit classique, une pointe de modernité, évidente en matière de design. Comme toujours, ils m’ont donné carte blanche. J&#8217;ai ressenti comme une fantastique opportunité de créer un produit manufacturé vraiment qualitatif, qui ne soit ni jetable ni tape-à-l’œil. La philosophie tout entière de Dom Perignon est totalement à l&#8217;opposé de cela. Cette valise a été pensée dans une approche globale pour se fondre complètement dans nos bagages. C’est un produit moderne, discret, légèrement minimal et dont la forme rappelle la silhouette de la bouteille de Dom Perignon. Plus encore que sa forme, la bouteille de Dom Perignon a une silhouette particulière que l’on reconnaît immédiatement sans même voir l’étiquette. C’est rarement le cas. La couleur verte est tout autant associée à la marque. La gageure n’a pas été de réinterpréter, mais de préserver et d’améliorer l’ADN de la marque.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>En quoi ce projet est-il emblématique de votre approche de designer ?</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Le champagne Dom Perignon est le produit globalisé et international par excellence. Que vous soyez à Paris, Moscou ou Londres, vous savez ce que vous allez obtenir et ce que vous pouvez attendre du produit. Il y a quelque chose de rassurant à cela. J’aime l’idée de créer un produit unique et apprécié partout, plutôt que spécifiquement à chaque marché. De plus, la Black Box est un produit hautement industrialisé, ce qui implique de nombreux challenges &#8211; sans parler d’emmener le produit partout dans le monde &#8211; qui sont rationalisés dans un très beau packaging. Elle est en polycarbonate, un matériau moderne et durable. Ce qui est intéressant, c&#8217;est son aspect thermique. La valise est complètement isolée par une double peau intérieure qui aide à protéger des chocs et à maintenir une certaine température.</p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>Cette valise prouve, s’il en est que vous êtes un grand voyageur. Quels sont vos secrets pour bien voyager?</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Déjà, voyager en première aide pas mal ! Plus sérieusement, le plus grand luxe, c’est de pouvoir prendre son temps et ne pas se précipiter. Ce que je préfère, c’est voyager à bord du Airbus A380 que j’ai designé pour Quantas. J’aime aussi beaucoup le bateau. Par contre, en Angleterre, je déteste prendre le train ou les bus !</p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>Quelles sont vos destinations favorites?</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Tokyo probablement. J’ai toujours eu une affinité particulière avec la culture japonaise. Il y a une scène culturelle absolument démente à tous les niveaux. Mais j’aime aussi sa nature traditionnelle et ses paysages. J’aime que dans cette culture, tout tourne autour de ce que nous, occidentaux, appelons des détails. Lorsque je suis là-bas, je me pose au Baron qui, au lieu d’être la copie importée du club parisien, est vraiment japonais et c’est ce qui est cool. Sinon, Paris est un bon compromis. C’est une grande ville, cosmopolite et en même temps, à taille humaine, bien plus que Londres ou New-York. Mon club préféré est le Montana, mais j’aime toujours beaucoup le baron. J’aime aller dîner chez Georges, rue du Mail. A Londres, je vais au Scott, et le Annabelle’s est toujours fun, même si je sors peu quand je suis là-bas. A New-York, j’affectionne le Beatrice Inn et le restaurant Lever House sur Park avenue.</p>
<p align="JUSTIFY"> Propos recueillis par Hugo Gaspard</p>
<p align="JUSTIFY">
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/rencontre-portrait/'>RENCONTRE / PORTRAIT</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2024/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2024/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2024/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2024&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>MARCEL WANDERS</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:35:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ARCHITECTURE / DESIGN]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans sa biographie, on apprend qu&#8217;enfant, Marcel Wanders aimait par dessus tout faire des cadeaux. Une tradition que ce créateur révolutionnaire au look de dandy rock perpétuerait aujourd&#8217;hui en faisant ce métier &#8211; signer des produits aussi signifiants pour lui que pour ceux qui les reçoivent – et pour mieux s&#8217;acquitter d&#8217;une triple mission, érigée [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2022&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY"><em><strong>Dans sa biographie, on apprend qu&#8217;enfant, Marcel Wanders aimait par dessus tout faire des cadeaux. Une tradition que ce créateur révolutionnaire au look de dandy rock perpétuerait aujourd&#8217;hui en faisant ce métier &#8211; signer des produits aussi signifiants pour lui que pour ceux qui les reçoivent – et pour mieux s&#8217;acquitter d&#8217;une triple mission, érigée en sacerdoce depuis les bancs de l&#8217;Arnhem School of Arts : créer un environnement empreint d&#8217;amour, vivre avec passion et faire que vos rêves les plus fous prennent vie&#8230;</strong></em><span id="more-2022"></span></p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">Ses rêves, Marcel Wanders n&#8217;aura pas mis bien longtemps à les réaliser. Frais émoulu de l&#8217;école, il créé son premier studio Wanders Wonders en 1995 à Amsterdam. Mais c&#8217;est au sein d&#8217;un collectif de jeunes designers émergents qu&#8217;il posera la pierre angulaire d&#8217;un parcours hors-norme et sans fausse note «<em>Mon expérience au sein de Droog Design a été fantastique et correspond à un moment heureux de ma vie. À l&#8217;époque, c&#8217;était une plateforme de création sans réalité commerciale. Il est rapidement devenu primordial pour moi de créer de manière réaliste et pragmatique, et de répondre ainsi à des attentes et situations quotidiennes»</em>. De cette fructueuse collaboration naîtra La Knooted chair, pièce de mobilier culte qui fît immédiatement entrer le jeune créateur néerlandais dans la cour des grands. Sa marque de fabrique? Un style unique et immédiatement reconnaissable entre classicisme et avant-garde, technologie innovante et matériaux nobles. Depuis ses débuts, Marcel Wanders n&#8217;a en effet de cesse de réinventer les standards pour les plus grandes marques internationales (B&amp;B Italia, Puma, Swarovski, Bisazza, Poliform, KLM Royal Dutch Airlines, Flos, Google, Bombay Sapphire ou Cappellini). Mais c&#8217;est au sein de son enseigne Moooi, que la créativité de ce génial iconoclaste s&#8217;exprime sans limite «<em>Le travail de designer consiste à créer des nouvelles connexions avec des choses existantes</em>». Quitte à faire perpétuellement le grand écart, entre repenser la cafetière Senseo de Philipps et imaginer le prestigieux flagship Villa Moda au Bahreïn ; lancer une collection lowcost pour la chaine de magasins Target et signer la magnifique ligne Atmosphère de mobilier Outdoor Kettal ; créer spécialement un produit pour une oeuvre de charité au profit de l&#8217;association la Source et réaliser des villas de rêve à Majorque, Jakarta ou Amsterdam&#8230; «<em>Les designers sont bons à faire ce qu’ils ne savent pas faire ! Le défi, c&#8217;est d’essayer de faire quelque chose qu’on ne sait pas faire. Parce que c&#8217;est là que l’on va briller</em>». Cette vision démocratique et universaliste du design, Wanders la revendique d&#8217;ailleurs pleinement dans le choix de ses clients, préférant, au delà de la passion presque viscérale qu&#8217;il voue à l&#8217;objet, le design hôtelier (comme le Mondrian South Beach de Miami ou le Kameha Grand à Bonn) à la décoration de particuliers «<em>Dans le cas d&#8217;un hôtel, quand le design est fait, des milliers de personnes peuvent en profiter, à la différence d&#8217;un appartement privé. Je préfère réaliser des lieux qui vont être ouverts au public</em>».</p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2022/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2022/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2022/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2022/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2022/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2022/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2022/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2022/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2022/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2022/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2022/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2022/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2022/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2022/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2022&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>SAS CHRISTIAN : The age of understatement</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:30:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ART]]></category>

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		<description><![CDATA[Lolita mutine, égérie gothique, monstre au visage d’ange ou infirmière à l’index inquisiteur… les jeunes héroïnes qui peuplent les toiles de Sas Christian ne cessent de questionner. Comme autant de figures fantasmatiques subversives et provocantes d’une jeunesse désoeuvrée qui ouvre grands les yeux sur une société américaine et ses turpitudes.Née à Londres en 1968, Sas [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2018&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Lolita mutine, égérie gothique, monstre au visage d’ange ou infirmière à l’index inquisiteur… les jeunes héroïnes qui peuplent les toiles de Sas Christian ne cessent de questionner. Comme autant de figures fantasmatiques subversives et provocantes d’une jeunesse désoeuvrée qui ouvre grands les yeux sur une société américaine et ses turpitudes.</strong></em><span id="more-2018"></span>Née à Londres en 1968, Sas Christian travaille aux Etats-Unis depuis 1992, où elle a crée une société de costumes en latex et de sculptures de décor de réalisées par son mari. Ce n’est que sept ans plus tard qu’elle commence à peindre, d’abord à l’acrylique, puis à l’huile, s’ouvrant ainsi à un champ de possibles plus large. Puisant son inspiration dans la contre-culture japonaise – et notamment les adolescentes du quartier Harajuku à Tokyo qui aiment se travestir en héroïnes de manga ou d’Anime- elle se dit également proche des œuvres art déco de la polonaise Tamara De Lempicka (pour la pureté des visages) ou de l’univers fantasmagorique peuplé de freaks de Mark Ryden, chef de file du Pop surréalisme. Ce mouvement artistique populaire – beaucoup d’artistes assimilés réfutent néanmoins la notion de manifeste ou d&#8217;école pour parler de partage d&#8217;influences communes &#8211; voit le jour dans les années 1970 sur la côte ouest des Etats-Unis (notamment la Californie). Parfois également appelé lowbrow art (littéralement, un art qui n&#8217;est pas cultivé), ce courant entend explorer les arcanes et les cauchemars de la société américaine par le biais de peintures audacieuses, tour à tour provocantes ou violentes. Et s&#8217;opposer ainsi, au discours dominant en réfutant toute forme d’élitisme pour s&#8217;inspirer principalement de l&#8217;iconographie des arts dits mineurs ou populaires (musique, science-fiction, tatouage, cinéma…). En plaçant le thème de l’enfance perdue au cœur de son œuvre, Sas Christian la rend éminemment subversive en abordant de manière frontale l’entrée dans l’âge adulte et la sexualité dans une société de plus en plus puritaine. <em>«À l&#8217;origine, je voulais que mes peintures véhiculent une image forte mais purement visuelle. Puis, j’ai introduit une pointe d’humour, d’ironie et de modernité au regard de mes propres expériences en représentant des jeunes filles contemporaines : des filles qui aiment flirter et regarder des mélos, des filles punks et catholiques et qui cultivent ce genre de paradoxe, mais aussi des filles marquées par la vie mais pas brisées, des filles drôles, intelligentes, indépendantes, des filles ordinaires mais uniques. Des seconds rôles avec leur personnalité et une part d’étrangeté mais aussi de beauté»</em>. Inaccessibles et irréels, ses modèles aux yeux démesurés détournent les codes de la beauté traditionnelle uniformisée, rappelant les portraits de faux mannequins de Valérie Belin. Possèdent un fort pouvoir évocateur, chacune des toiles raconte à elle seule une histoire. <em>«Avec le temps, je me repose moins sur la narration pour privilégier l’émotion. J&#8217;espère que mon travail touche les gens à différents niveaux. J&#8217;essaye de capter un moment unique, une réponse émotionnelle, le geste apparemment insignifiant qui peut signifier tant. Lorsque l’on a une impulsion créative, que ce soit dans l&#8217;art, la musique, l&#8217;écriture, le théâtre, la cuisine, qu’importe… il ne faut pas laisser ses propres complexes, la prudence, la crainte de l&#8217;échec ou du ridicule vous arrêter»</em>.</p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/'>ART</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2018/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2018/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2018/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2018/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2018/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2018/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2018/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2018/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2018/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2018/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2018/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2018/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2018/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2018/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2018&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>La maison selon Hermès</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:28:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ARCHITECTURE / DESIGN]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec sa première ligne haut de gamme complète pour intérieurs raffinés, l&#8217;incomparable griffe Hermès ouvre avec excellence, son champ de créativité au domaine de la décoration d&#8217;intérieur. Mobilier contemporain, tissus d&#8217;ameublement, papiers peints… L&#8217;ensemble de la collection Hermès, la maison se réclame d&#8217;une élégance et d&#8217;un raffinement sans fard ni affectation. Un luxe discret qui [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2016&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Avec sa première ligne haut de gamme complète pour intérieurs raffinés, l&#8217;incomparable griffe Hermès ouvre avec excellence, son champ de créativité au domaine de la décoration d&#8217;intérieur.</strong></em><span id="more-2016"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Mobilier contemporain, tissus d&#8217;ameublement, papiers peints… L&#8217;ensemble de la collection Hermès, la maison se réclame d&#8217;une élégance et d&#8217;un raffinement sans fard ni affectation. Un luxe discret qui nait dans la délicatesse des formes, le choix de matériaux nobles, la perfection des finitions et l&#8217;omniprésence d&#8217;un esprit résolument Hermès, perpétuant ainsi la tradition séculaire de la maison en déclinant les codes de son activité originelle de sellerie. Privilégiant les matériaux d&#8217;exception, le mobilier très organique offre des lignes extrêmement pures et des courbes sensuellement atemporelles. Quant aux ornements, tapis, rideaux ou papiers peints, la force de leurs tonalités et la puissance des motifs font significativement écho aux imprimés prêt-à-porter et aux célèbres carrés de soie Hermès. Un véritable sans-faute pour lequel la marque a su s&#8217;entourer de designers reconnus, invités à réfléchir, sur l&#8217;équation sobriété, qualité et savoir-faire, pour créer l&#8217;ensemble des pièces en collaboration avec les artisans et le bureau d&#8217;études d&#8217;Hermès, dans le plus grand respect de l&#8217;identité de la marque. Enzo Mari signe un somptueux bureau composé d&#8217;un plateau en trois parties, gainé de taurillon lisse, un cuir d&#8217;une sensible douceur. Pour l&#8217;accompagner, le designer italien a imaginé une sublime chaise en noyer Canaletto, si poli qu&#8217;il confère aux accoudoirs un aspect incroyablement soyeux, ainsi qu&#8217;un caisson de rangement à trois pieds, avec un plateau de la forme d&#8217;un galet dont la fine marqueterie géométrique attire l&#8217;oeil sur les veines du bois. Antonio Citterio interroge quant à lui la singularité des typologies anciennes de meubles et de sièges, avec une sublime méridienne en mêlant l&#8217;Inox patiné, le chêne cendré et le taurillon Clémence à des tissus brut ou sophistiqués. Ses sièges, son sofa et sa table, qui s&#8217;inscrivent dans la collection Matières, ont pour particularité de posséder des piètements en X et des accoudoirs dont la forme et les proportions rappellent les porte-selles. Figure phare de la gamme, la Chaise Sellier, réalisée à la demande de l&#8217;agence d&#8217;architecture et de design RDAI, fondée par René Dumas, entend incarner le savoir-faire artisanal du sellier, impliquant gainage, astiquage et déhoussage au moyen d&#8217;une fermeture à glissière. De même, les artistes américains Janis Provisor et Brad Davis ont été sollicités pour inventer la collection de somptueux tapis : le modèle Appaloosa évoquant le caractère tacheté de la robe de certains chevaux, le Patine, l&#8217;aspect du cuir du maroquinier, et Chevron, la déclinaison et ré-interprétation d&#8217;un motif caractéristique de la marque. Enfin, le directeur artistique de la maison, Pierre-Alexis Dumas, a confié la réalisation d&#8217;un pavillon éphémère à l&#8217;architecte japonais Shigeru Ban, star incontestée d&#8217;une architecture épurée et aérienne, en guise de parfait écrin aux merveilles de cette collection inaugurale.</p>
<p align="JUSTIFY">Christine Sanchez Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2016/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2016/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2016/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2016/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2016/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2016/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2016/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2016/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2016/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2016/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2016/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2016/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2016/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2016/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2016&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Serge Mendjisky</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ART]]></category>
		<category><![CDATA[Arts plastiques]]></category>

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		<description><![CDATA[En déstructurant puis en recomposant des vues de paysages urbains, les collages photographiques cubistes de Serge Mendjisky interrogent les sens et modifient nos perceptions. Il y a dix ans, Serge Mendjisky décide d&#8217;arrêter de peindre, autant par peur de la redite que par envie d&#8217;explorer un nouveau médium, la photographie, dont son ami Picasso lui [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2012&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong><a href=""><img class="aligncenter size-full wp-image-2014" title="NOBEL PRICE - 2009 - 110 x 110 cm" src="" alt="" width="2953" height="2953" /></a>En déstructurant puis en recomposant des vues de paysages urbains, les collages photographiques cubistes de Serge Mendjisky interrogent les sens et modifient nos perceptions.</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-2012"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Il y a dix ans, Serge Mendjisky décide d&#8217;arrêter de peindre, autant par peur de la redite que par envie d&#8217;explorer un nouveau médium, la photographie, dont son ami Picasso lui dit un jour que c&#8217;est elle qui permettrait au Cubisme d&#8217;atteindre pleinement son but. Dès lors, à la manière des peintres analytiques, il va s&#8217;attacher à déconstruire le motif qu&#8217;il photographie pour le représenter à nouveau sans se soucier de la perspective, toutes les facettes de l&#8217;image &#8211; ce qui se voit, mais aussi ce qui est normalement caché &#8211; se retrouvant dès lors réunies sur un même plan mais sous des angles divers, juxtaposés ou enchevêtrés. Pour réaliser ses oeuvres, Mendjisky utilise comme base plusieurs clichés d&#8217;un même sujet qu&#8217;il découpe en lamelles verticales. Tel un bâtisseur de sa propre réalité, il recompose alors à l&#8217;envi de nouvelles architectures urbaines à la fois majestueuses et fantasmatiques. En abandonnant l&#8217;unicité de point de vue et en s&#8217;affranchissant ainsi de la perspective, ces mystérieux collages photographiques offrent une vision nouvelle, à la fois irréelle et abstraite, de certaines des plus célèbres cités du monde comme New-York ou Paris. Des paysages urbains à la réalité reformulée en trois dimensions qui bouleversent autant les apparences que nos perceptions pour se donner à voir dans de mystérieux jeux de lumière et de couleurs.</p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/'>ART</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/arts-plastiques/'>Arts plastiques</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2012/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2012/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2012/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2012/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2012/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2012/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2012/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2012/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2012/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2012/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2012/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2012/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2012/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2012/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2012&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>NORDIC LIGHT HOTEL (Stockholm, Suède) : Back to light</title>
		<link>http://magazinealt.wordpress.com/2012/01/19/nordic-light-hotel-stockholm-suede-back-to-light/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:17:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ARCHITECTURE / DESIGN]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtels / Clubs / Restaurants]]></category>

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		<description><![CDATA[La nuit, les lumières colorées émanant des fenêtres, donnent à la discrète bâtisse du quartier historique de Stockholm, des allures d’immense colonne TETRIS. En entrant au Nordic Light Hotel, la notion de jeu prend d’ailleurs tout son sens. Une constellation de sources lumineuses s’entremêlent harmonieusement pour tapisser les murs, le plafond et le sol du [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2010&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>La nuit, les lumières colorées émanant des fenêtres, donnent à la discrète bâtisse du quartier historique de Stockholm, des allures d’immense colonne TETRIS.<span id="more-2010"></span></strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">En entrant au Nordic Light Hotel, la notion de jeu prend d’ailleurs tout son sens. Une constellation de sources lumineuses s’entremêlent harmonieusement pour tapisser les murs, le plafond et le sol du Lobby de motifs tournoyant d’intensité et de teinte variable. Plus loin, un rideau de faisceaux coupe l’espace et recouvre, telle une multitude de stalactites colorées, un petit coin salon. Ce magnifique travail de mise en lumières s’inspire des changements saisonniers de luminosité. Un parti pris tout sauf fortuit, car l’hiver à Stockholm, le jour dure à peine plus de cinq heures, et l’on attribue souvent en Suède, à ces deux mois de quasi-obscurité, la cause de nombreux maux (perte de sommeil, baisse de et de libido). Et les demandes de cures de Light Therapy de se multiplier, dans l’espoir de pallier à ce manque d’exposition répétée au soleil. Fort de ce constat, Jan Söder et Lars Pihl, les deux designers en charge du projet, ont tout naturellement placé cette question au cœur du dispositif imaginé pour cet immeuble 70 rénové par Rolf Lövenberg. Avec comme idée maîtresse, de tout miser sur le contraste entre ces jeux de lumières et un intérieur à dominante noir et blanc. Naturellement et sans agressivité, les tonalités pastel de bleu, d’orange et de rose viennent habiller le mobilier aux lignes droites, sobres et épurées des parties communes.</p>
<p align="JUSTIFY">Dans une bonne partie des 175 chambres, on peut également jouer avec l’éclairage pour l’adapter à l’envi et sa propre humeur, pour donner un thème lumineux simple, pur et lumineux à son intérieur et procurer une sensation de bien-être. Et puisque sur le cercle chromatique, on trouve à la fois des couleurs complémentaires, des tons chauds et froids, des couleurs dites secondaires, des couleurs primaires, et deux valeurs, le noir et le blanc, il semblait naturel que des espaces soient imaginés en utilisant exclusivement le noir et le blanc. Singulièrement différentes du reste du bâtiment, la White Room et la Black Room ont été pensées par totale opposition l’une de l’autre. « La White Room est conçue comme un lieu évolutif pour les réunions et les congrès, confie Kristin Hellberg qui a œuvré en tant que consultante sur ces deux espaces, tandis que la Black Room est réservée à la clientèle de l’hôtel. On associe le Noir au luxe, à la détente et à l’amusement, et représente le contraste le plus évident au blanc de la salle de réunion». Salle de conférence immaculée aux courbes futuristes, la White Room est un espace entièrement modulable pouvant accueillir des conférences, des présentations, mais aussi des déjeuners d’affaire ou des buffets. « Avec cette salle de réunion, on a voulu multiplier les possibles, se permettre toutes les configurations, sans limites. En alliant harmonieusement fonctionnalité et esthétique, et en créant des formes inventives, sculpturales, organiques en utilisant des matériaux comme le Corian, le chrome et le cuir blanc». Fruit d’une collaboration avec Ikea, la Black Room est conçue comme un havre de repos et de relaxation, comme son nom l’indique complètement noir. « Dans cet espace, on n’a pas cherché à utiliser la lumière du jour, mais plutôt un éclairage doux et filtré, à la manière de la Bunker architecture». Les clients de l’hôtel, bon nombre de services (accès Wi-fi, magazines, jeux…) ou visionner une des vidéos d’artistes réalisées spécialement pour le lieu et projetées sur écran géant.</p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/hotels-clubs-restaurants/hotels/'>Hôtel</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/hotels-clubs-restaurants/'>Hôtels / Clubs / Restaurants</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2010/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2010/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2010/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2010/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2010/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2010/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2010/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2010/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2010/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2010/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2010/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2010/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2010/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2010/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2010&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>CRAIG ROBINSON : Craig et les Minipops</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:13:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ART]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis 2000, Craig Robinson habite Berlin, mais son côté pince-sans-rire et son Cocker Spaniel nommé Billy finissent de trahir ses origines anglaises. Il se dit volontiers bientôt non-fumeur et vraiment chanceux de faire plein de trucs sympas pour tout un tas de clients sympas (Yahoo, Esquire, The Observer, MTV entre autres…) et surtout de beaucoup [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2008&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong><a href=""><img class="aligncenter size-full wp-image-2064" title="lolli_daftpunk-1" src="" alt="" width="526" height="250" /></a></strong></em></p>
<p align="JUSTIFY"><em><strong>Depuis 2000, Craig Robinson habite Berlin, mais son côté pince-sans-rire et son Cocker Spaniel nommé Billy finissent de trahir ses origines anglaises. Il se dit volontiers bientôt non-fumeur et vraiment chanceux de faire plein de trucs sympas pour tout un tas de clients sympas (Yahoo, Esquire, The Observer, MTV entre autres…) et surtout de beaucoup s’éclater dans tout ce qu’il fait au travers du démentiel www.flipflopflyin.com</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-2008"></span></p>
<p align="JUSTIFY">«<em>Avec toutes ces choses idiotes qui me passent constamment par la tête, FlipFlopFlying agit un peu comme une soupape de sécurité qui évacue la pression et me permet d’utiliser mon cerveau pour me souvenir des choses essentielles. Comme, par exemple, acheter des aliments pour mon chien ! </em>» Le site se veut surtout le réceptacle d’une constellation de célébrités lilliputiennes pixellisées par ses soins, les Minipops. «<em>Comme je n’étais pas vraiment bon en dessin sur ordinateur, il me semblait plus facile de dessiner les choses en plus petit, cela laisse moins de place aux erreurs, même si le sujet doit toujours être reconnaissable</em>». Le goût pour le détail qui tue fait le reste. Pour preuve, la fameuse campagne From Abba to Zappa réalisée en 2004 pour le supplément Music Monthly de<em> The Observer</em> «<em>L’agence de pub britannique Mother m’a contacté après avoir vu mes Minipops pour créer un abécédaire semblable aux posters pour enfants avec chacune des lettres désignant une Pop Star (A pour Abba, B pour Beatles, etc… Cela m’a pris une bonne quinzaine de jours avant de trouver le bon patron et le décliner</em>». Et puis comme si Hendrix, les Daft Punk, Bowie ou Kiss ne lui suffisaient plus, Robinson vient aujourd’hui de s’offrir le plus grand challenge créatif de sa carrière, en apportant la touche finale au foisonnant Atlas, schmatlas (dans les bacs cet automne), cartographie miniature de 200 pays, leur histoire (réelle ou romancée) et leurs plus illustres représentants!</p>
<p align="JUSTIFY"><a title="www.flipflopflyin.com" href="http://www.flipflopflyin.com" target="_blank">www.flipflopflyin.com</a></p>

<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/'>ART</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2008/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2008/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2008/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2008/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2008/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2008/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2008/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2008/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2008/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2008/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2008/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2008/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2008/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2008/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2008&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>JIVAHILL PARK HOTEL (Pays de Gex, France) : Full on the Jivahill</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:11:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ARCHITECTURE / DESIGN]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtel]]></category>
		<category><![CDATA[Hôtels / Clubs / Restaurants]]></category>

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		<description><![CDATA[S’affranchissant volontiers des codes traditionnels de l’hôtellerie de luxe pour mieux revendiquer son authenticité et son originalité, le Jivahill Park Hôtel impose son style sous l’intervention lumineuse de Jean-Philippe Nuel. Un îlot de petites Lodges luxueuses et typiques des grandes réserves sud-africaines réalisées, en plein cœur du pays de Gex, à la manière des constructions [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2006&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>S’affranchissant volontiers des codes traditionnels de l’hôtellerie de luxe pour mieux revendiquer son authenticité et son originalité, le Jivahill Park Hôtel impose son style sous l’intervention lumineuse de Jean-Philippe Nuel.</strong></em></p>
<p align="JUSTIFY"><span id="more-2006"></span></p>
<p align="JUSTIFY">Un îlot de petites Lodges luxueuses et typiques des grandes réserves sud-africaines réalisées, en plein cœur du pays de Gex, à la manière des constructions Scandinaves en bois et en métal… Complètement improbable ? Et, pourtant… Ce projet hôtelier démentiel imaginé par l’homme d’affaires suédois Ian Lundin existe bel et bien, et a même tout pour séduire la clientèle habituelle des Palaces des deux côtés de la frontière helvétique. Porté par une idée du luxe aussi élégante qu’iconoclaste, le Jivahill Park Hôtel est un concept architectural à part, à la fois très discret et parfaitement intégré à la Nature. Proche du plan d’eau artificiel EUROLAC, le site ne devait accueillir au départ qu’un club-house de ski nautique. Lorsque la décision fut prise d’y construire un hôtel, la configuration parcellaire et épurée s’est alors imposée de fait. Au risque de dérouter, même si elle permet en réalité, une gestion quasi parfaite des échelles et des espaces sur ce domaine privé de 35 hectares, avec centre équestre, cours de tennis et bientôt golf 9 trous… Pièce maîtresse du dispositif, le bâtiment principal accueille la réception de l’hôtel, un salon ainsi que 28 chambres avec terrasse. En satellite, six petits pavillons indépendants disposent d’un petit jardin et d’un jacuzzi privatif. Afin de tirer au mieux parti de cette architecture atypique, Jean -Philippe Nuel, en charge de la décoration intérieure du lieu, propose une vision en totale rupture avec les codes hôteliers traditionnels, axée sur la dualité entre intérieur feutré et rapport à la nature. Dans les espaces publics, il met en scène de subtils jeux de lumière, alternant savamment, entre réflexion et réfraction, textures brutes et surfaces lisses, aspects mats et brillants, tons neutres et couleurs chaudes&#8230; Le fin rideau en cotte de mailles qui sépare le Lobby du bar, offre ainsi en transparence, une belle porte d’entrée vers la piscine intérieure et en contrebas, un espace bien-être, avec salle de Fitness, sauna, hammam, jacuzzi et cabines de massages. Face au bâtiment principal, le restaurant revendique les mêmes lignes épurées que le hall, avec consoles et assises portant la signature originale du designer. Égrenant au passage, comme discret fil rouge, quelques références à l’Afrique. Véritable idée-force du projet, on retrouve partout la notion de transparence, ici via ces larges baies vitrées avec vue imprenable sur le Mont Blanc. Ou plus loin, comme élément essentiel de la disposition de chambres déclinées alternativement selon deux thèmes de couleurs, l’orange ou le violet. Le positionnement du lit adossé au dressing au centre de la pièce et la salle de bain hautement conviviale &#8211; avec baignoire au milieu et douche biplaces &#8211; séparée du couchage par des plateaux de verre dépoli amovibles à l’envi augmentent d’autant la sensation d’espace, en jouant directement sur la sphère intime d’un cadre résolument ouvert vers l’extérieur.</p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/hotels-clubs-restaurants/hotels/'>Hôtel</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/hotels-clubs-restaurants/'>Hôtels / Clubs / Restaurants</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2006/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2006/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2006/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2006/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2006/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2006/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2006/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2006/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2006/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2006/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2006/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2006/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2006/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2006/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2006&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Mc DERMOTT &amp; MC GOUGH : Waiting for the men</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:09:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Entre Pop Art, série B Hollywoodienne et Pulp fifties, les Desperate Housewives mises en scène par le couple dandy Mc Dermott &#38; Mc Gough épanchent leur tristesse sur des toiles où coexistent, de manière plus ou moins pacifique, genres, époques et couleurs et où le masculin est invariablement absent. Proches de Julian Schnabel, David Mc [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2004&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Entre Pop Art, série B Hollywoodienne et Pulp fifties, les Desperate Housewives mises en scène par le couple dandy Mc Dermott &amp; Mc Gough épanchent leur tristesse sur des toiles où coexistent, de manière plus ou moins pacifique, genres, époques et couleurs et où le masculin est invariablement absent.<span id="more-2004"></span></strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Proches de Julian Schnabel, David Mc Dermott et Peter Mc Gough se rencontrent à New-York au début des années 80, prenant rapidement part à l&#8217;effervescence artistique de l&#8217;époque dans le sillage d&#8217;Andy Warhol et de Jean-Michel Basquiat. Animé d&#8217;un refus presque viscéral de vivre à notre époque, considérant que toutes coexistent dans le même temps, le couple dandy choisit, dès lors, de vivre à la mode Victorienne (entre la fin du XIXème et le début du XXème siècle), évoluant entre Dublin et New York dans des intérieurs uniquement équipés d&#8217;objets authentiques datant du siècle dernier, vêtus de fracs et de guêtres chinés. Un choix de mode de vie qui a une influence directe sur leur travail tant au niveau des sujets et styles abordés (leurs oeuvres sont volontairement antidatées en fonction de la scène qui est représentée) que des techniques (photographies prises avec des appareils du début du siècle, peinture à l&#8217;huile sur toile de lin, tirages cyanotype, palladium ou gomme bichromatée), ne cessant de questionner notre contemporanéité au travers une série d&#8217;images surannées, issues de notre inconscient collectif et de la culture populaire.</p>
<p align="JUSTIFY"><strong>Unhappy days</strong></p>
<p align="JUSTIFY">Semblable à une série de planches de bande dessinée qui confrontent ou juxtaposent uniquement des portraits de femmes éplorées, inquiètes ou mystérieuses, Please don&#8217;t stop loving me !, quatrième exposition personnelle du duo accueillie par la galerie Jérôme de Noirmont, s&#8217;inscrit comme le pendant de A true story based on lies, présentée l&#8217;an passé chez Cheim &amp; Read à New York, sur le thème de la sexualité cachée, où seuls apparaissaient des personnages masculins. Ici, la vingtaine de tableaux, tous construits sur une structure iconographique identique, met en scène des fragments d&#8217;histoires sans parole ni sous-titres (dans les cases, les phylactères demeurent également vierges). Jouant sur la dualité et les contrastes (le noir et blanc et la couleur, le réalisme et l&#8217;imaginaire), Mc Dermott &amp; Mc Gough réalisent une sorte de carte du tendre intemporelle de la ménagère de moins 50 ans, &#8220;héroïne&#8221; de la classe moyenne américaine sempiternelle cible des publicitaires mais victime silencieuse du consumérisme dont &#8220;l&#8217;insondable tristesse&#8221; sert de terreau à la série Desperate Housewives. : derrière l&#8217;apparence d&#8217;un monde à la beauté idéalisée se cachent toujours le désespoir, la solitude, le meurtre et l&#8217;adultère&#8230; &#8220;Notre inspiration vient des vedettes de cinéma féminines de série B, de celles qui, pour la plupart, n&#8217;ont jamais percé et des bandes dessinées à l&#8217;eau de rose des années 50. Mais le sujet de cette série de femmes larmoyantes, désespérées, n&#8217;est ni les actrices, ni le film ou le kitsch. Ce n&#8217;est pas un regard nostalgique sur ce qui était. Nous pensons que le moment dans lequel ces images sont figées (l&#8217;image de film ou le dessin de bande dessinée) traite du changement, telle une opportunité de passer la douleur, la blessure sentimentale, la peur dans un autre domaine de possibles.&#8221; Une intensité dramatique renforcée par le choix de titres particulièrement évocateurs (With an anxious heart, now after all those things you told me, There wasn&#8217;t a thing left to say, The night we called it a day&#8230;)</p>
<p align="JUSTIFY">Hugo Gaspard</p>
<p align="JUSTIFY">Galerie Jérôme de Noirmont 38, avenue de Matignon, Paris 8e</p>
<p align="JUSTIFY">
<p align="JUSTIFY">
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/'>ART</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2004/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2004/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2004/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2004/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2004/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2004/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2004/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2004/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2004/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2004/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2004/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2004/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2004/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2004/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2004&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>PENTHOUSE (Montréal, Canada) : Je resterai à Montréal</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:06:07 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Architectes / Designers]]></category>
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		<category><![CDATA[Domestique]]></category>

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		<description><![CDATA[Doté d&#8217;une improbable vue panoramique sur le centre-ville, le Mont-Royal et le fleuve Saint-Laurent, cet incroyable penthouse downtown Montréal, allie fonctionnalité et rêve de loft exceptionnel à la fois lumineux, chaleureux et sobre, au 23ème étage d&#8217;un édifice encore en construction. Connu pour son approche rationnelle et pure du design d&#8217;intérieur, René Desjardins a imaginé et conçu l&#8217;intérieur [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2002&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Doté d&#8217;une improbable vue panoramique sur le centre-ville, le Mont-Royal et le fleuve Saint-Laurent, cet <em><strong>incroyable penthouse downtown Montréal</strong></em><em><strong><em><strong><em><strong>, </strong></em></strong></em></strong></em>allie fonctionnalité et rêve de loft exceptionnel à la fois lumineux, chaleureux et sobre, <em><strong>au <em><strong><em><strong><em><strong>23ème étage d&#8217;un édifice encore en construction</strong></em></strong></em></strong></em></strong></em>.<span id="more-2002"></span></strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Connu pour son approche rationnelle et pure du design d&#8217;intérieur, René Desjardins a imaginé et conçu l&#8217;intérieur de cet appartement de près de 1000 mètres carrés, entièrement structuré autour d&#8217;une immense pièce rectangulaire semblable à un loft. Bénéficiant d&#8217;une luminosité exceptionnelle, cet espace accueille les pièces à vivre, séjour, salle à manger, cuisine et un séjour-cinéma multifonctionnel &#8211; transformable en guest-room le cas échéant. Au sol, un sublime parquet de frêne torréfié caffe latte assure une harmonieuse continuité entre les différents espaces du rectangle. Depuis la grande table pour dix personnes – constituée d&#8217;un plateau en noyer français massif reposant sur une table en acier platiné – dessinée sur mesure et bordée de chaises Avenue de Powell &amp; Bonnell qui ont valeur de véritables ornements, la vue est imprenable sur le centre de Montréal, et ouvre sur le salon et la cuisine. Magnifique avec ses rangements aux façades en verre peint anthracite, cernées de fins profilés d&#8217;aluminium, la cuisine brille surtout d&#8217;un comptoir en quartz -toujours anthracite- dans lequel la ville peut se refléter. Très à l&#8217;américaine, le mariage entre la cuisine et la salle à manger situées à l&#8217;extrémité Nord du loft, allie modernité, simplicité et naturel. Avec son ensemble de tables à café et divans en noyer français, posés sur un grand tapis tissé d&#8217;ortie signé Jan Kath, le salon fonctionne comme une invitation à la conversation, mais encore à la sérénité. Ordonné et apaisant, c&#8217;est avec parcimonie que ce séjour aux couleurs neutres composé d&#8217;un mobilier en matériaux nobles et naturels, est relevé par la présence du fauteuil Womb en tissu bouclé rouge de chez Knoll et par les formes étonnantes des lampes de Fontana Arte et Christian Liaigre. Et si de grandes fenêtres s&#8217;étendent sur toute la longueur de la pièce, la sensation d&#8217;espace est maximisée dans le salon, lové au niveau d&#8217;une avancée architecturale en direction de l&#8217;extérieur. Au-delà du loft, René Desjardins n&#8217;a rien négligé dans la seconde partie de l&#8217;appartement, qui comprend les aires privées d&#8217;un père et de son fils. Séparés par un couloir au terme duquel est une étincelante sculpture de Jean-Pierre Larocque, les appartements de chacun sont pensés selon une géométrie et une répartition des volumes plus classiques. Dans une rotonde orientée plein Est, la Master comporte un grand lit cannelé en noyer logé dans une alcôve anthracite, un long bahut flottant &#8211; également en noyer &#8211; et deux fauteuils zébrés disposés sur un tapis – en bambou, coton égyptien et lin de Urba &#8211; aux contours arrondis. Attenante, la salle de bains est d&#8217;un blanc immaculé &#8211; entre ses dalles de marbres au sol, ses murs, comptoirs et lavabo en quartz et sa baignoire Agape – qu&#8217;une surprenante mosaïque à motif floral et feuilles d&#8217;or trouble de son orientale beauté. N&#8217;ayant rien à envier à ceux du père, les quartiers du fils ont été pensés comme un boutique hôtel à dominante anthracite. Le résultat ? Un somptueux appartement qui a puisé dans les modèles du loft et du penthouse pour que tout agisse en faveur d&#8217;une respiration au coeur de la ville de Montréal.</p>
<p align="JUSTIFY">Christine Sanchez Gaspard</p>
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<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/design/architectes-designers/'>Architectes / Designers</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/'>ARCHITECTURE / DESIGN</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/architecture-design/design-architecture-design/'>Domestique</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2002/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2002/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2002/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2002/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2002/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2002/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2002/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2002/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2002/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2002/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2002/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2002/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2002/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2002/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2002&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>VALERIE BELIN : Inaccessibles icônes</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 17:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>magazine alt</dc:creator>
				<category><![CDATA[ART]]></category>
		<category><![CDATA[Arts plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture / sculpture / installations]]></category>

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		<description><![CDATA[Véritables explorations du vivant, les images énigmatiques et fantasmagoriques de Valérie Belin capturent des figures très présentes mais lissées, paradoxalement oniriques et réalistes à la fois. Exposée à la Galerie Jérôme de Noirmont, sa nouvelle série Black-eyed Susan se situe au croisement de l&#8217;organique et du sublime. Et témoigne de la faculté d&#8217;adaptation d&#8217;une artiste [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2000&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><em><strong>Véritables explorations du vivant, les images énigmatiques et fantasmagoriques de Valérie Belin capturent des figures très présentes mais lissées, paradoxalement oniriques et réalistes à la fois. Exposée à la Galerie Jérôme de Noirmont, sa nouvelle série Black-eyed Susan se situe au croisement de l&#8217;organique et du sublime. Et témoigne de la faculté d&#8217;adaptation d&#8217;une artiste qui questionne perpétuellement l&#8217;essence (et le sens) même de son art.<span id="more-2000"></span></strong></em></p>
<p align="JUSTIFY">Sur le fil, le travail de cette photographe française ressemble à une tentative obsessionnelle d&#8217;appropriation du réel. Sous l&#8217;oeil de son objectif, le naturel tend à devenir artificiel, l&#8217;artificiel naturel, et les figures humaines, quasi fantomatiques, semblent célébrer la rencontre évanescente de la réalité et de l&#8217;illusion. Valérie Belin est aujourd&#8217;hui au cœur d&#8217;une actualité particulièrement dense, certaines de ses oeuvres ayant été intégrées à plusieurs évènements, parmi lesquels les expositions Autour de l&#8217;extrême à la Maison Européenne de la Photographie, De leur temps, 10 ans de création en France, le Prix Marcel Duchamp au Musée d&#8217;Art Moderne et Contemporain de la ville de Strasbourg, et Elles@Centre Pompidou. Qu&#8217;ils prennent pour modèle un sosie de Michael Jackson ou un mannequin, ses clichés allient traitement spectaculaire voire surnaturel de l&#8217;image &#8211; qui métamorphose les visages des modèles en figures d&#8217;inaccessibles icônes &#8211; à une volonté de profond dépouillement, affirmé par l&#8217;absence d&#8217;éléments contextualisants. De ce parti pris, entre radicalité de l&#8217;approche et frontalité du point de vue, émerge le sentiment d&#8217;un vide béant, qui altère toute possibilité d&#8217;interprétation narrative ou documentaire. Et confère à l&#8217;ensemble, un caractère aussi impénétrable qu&#8217;hypnotique. Etonnamment colorée, fleurie et baroque, Black-eyed Susan permet à l&#8217;artiste de toujours plus s&#8217;affranchir de la représentation du réel, avec des séries de plus en plus abstraites, irréelles et magiques. Parce qu&#8217;elle a fait le constat que la période traversée par la photographie depuis l&#8217;arrivée du numérique est aussi critique que celle qu&#8217;à dû dépasser la peinture au XIXème siècle avec l&#8217;avènement de la photographie, Valérie Belin opte désormais pour un questionnement indirect du réel à travers la notion d&#8217;illusion, et en recourant aux nouvelles technologies. Les modèles de Black-eyed Susan, choisis pour leur beauté plastique très fifties, sont maquillés, coiffés et parés de bijoux pour mieux fusionner avec une trame végétale tissée de fleurs aux contours simples et précis. La femme tend donc à devenir aussi décorative que la fleur et l&#8217;âme du sujet finit pas se dérober sous la quantité d&#8217;effets de style. À dominante orange, rose ou verte, ces récents portraits fleuris sont de délicieuses hybridations photographiques qui inscrivent le travail de l&#8217;artiste dans une démarche surréaliste, et évoquer l&#8217;absence de frontière entre le réel et le virtuel.</p>
<p align="JUSTIFY">Christine Sanchez Gaspard</p>
<p align="JUSTIFY">
<br />Classé dans:<a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/'>ART</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/arts-plastiques/'>Arts plastiques</a>, <a href='http://magazinealt.wordpress.com/category/une/art/peinture-sculpture-installations/'>Peinture / sculpture / installations</a>  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/magazinealt.wordpress.com/2000/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/magazinealt.wordpress.com/2000/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/magazinealt.wordpress.com/2000/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/magazinealt.wordpress.com/2000/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/magazinealt.wordpress.com/2000/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/magazinealt.wordpress.com/2000/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/magazinealt.wordpress.com/2000/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/magazinealt.wordpress.com/2000/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/magazinealt.wordpress.com/2000/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/magazinealt.wordpress.com/2000/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/magazinealt.wordpress.com/2000/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/magazinealt.wordpress.com/2000/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/magazinealt.wordpress.com/2000/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/magazinealt.wordpress.com/2000/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=magazinealt.wordpress.com&amp;blog=22010825&amp;post=2000&amp;subd=magazinealt&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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